Archive pour la catégorie ‘Appels’


Ce sera long… mais çà avance.

Quelques nouvelles de nos oursons, qui n’en sont plus vraiment car ils ont maintenant un an et demi !!!

NOA s’en occupe activement et la phase de médiatisation et de risques semble s’estomper. L’administration semble avoir pris des orientations plus « humaines » et promet de trouver une solution satisfaisante pour tout le monde, et conforme aux réglementations. La Bosnie a adhéré à la CITES en Avril 2009, mais n’a pas encore désigné d’autorité responsable des tâches nécessaires.

Deux ministères sont pressentis. La Bosnie affiche une forte volonté de se conformer aux pratiques des pays de la communauté européenne et veut agir dans un contexte serein et conforme aux réglementations internationales.

Cela demandera encore du temps. NOA est en contact plusieurs fois par semaine avec les responsables de ces ministères, et dès que les choses seront en place, la procédure d’export sera lancée.

Autre bonne nouvelle : la fondation allemande qui accueillera les deux ours est en train de finaliser son nouveau sanctuaire, dans une région parfaitement adaptée. Un paradis des ours maltraités, en quelque sorte !

Nouvelle demande au ministère…

Les choses ont un peu bougé au pays des oursons. Suite aux nombreuses interventions -dont celle  de la Fondation B.Bardot- il semble que l’administration se soit une peu intéressée à la situation.  Le ministre en charge de ces questions nous a apporté une réponse selon laquelle il donnerait des instructions pour remettre les ours dans leur milieu naturel.

Bien que cette intention manifeste une bonne volonté, et qu’elle permet d’espérer éviter l’euthanasie des animaux, elle ne répond pas à la situation. Les 2 ours n’ont pas bénéficié de l’éducation par leur mère et seront totalement incapable de survivre dans la nature. La seule issue possible est de leur donner asile dans un centre spécialisé et nous devons obtenir une autorisation d’export pour pouvoir leur donner un lieu de vie convenable.

Le centre d’hébergement pour ours en Allemagne a signifié officiellement son accord pour l’hébergement. C’est aussi un très grand pas de franchi

Nous avons donc bien progressé depuis le début de cette action, même si la route est encore longue. Une partie des dons qui nous sont parvenus a été débloquée pour subvenir aux besoins des ours, pour leur apporter de la nourriture sur place, pour permettre les déplacements et les communications avec les administrations impliquées.  Sans cette aide, rien n’aurait encore avancé. Il faut continuer, pour obtenir très vite l’autorisation et pour continuer à maintenir en état les deux oursons.

L'équipe NOA apportant de la nourriture sur place.

L'équipe NOA apporte de la nourriture sur place.

Voici la lettre de relance que nous avons envoyée au ministère, suite aux échanges déjà effectués.  (traduction)

« Ministère fédéral de l’Agriculture, des Eaux et des Forêts
Cabinet du Ministre
N / r mr M.. sc. Damir Ljubic, ministre

Monsieur le Ministre,

La Fondation pour la protection des animaux de Mme Brigitte Bardot et notre partenaire pour ce projet NOA-France nous ont transmis votre réponse à la demande de Mme Bardot. On nous a demandé de vous l’expliciter. Nous vous avons adressé une demande de délivrance de l’autorisation d’exporter  2 ours de Gornji Vakuf (F B & H) pour leur placement dans un sanctuaire pour les ours en Allemagne. A en juger par votre réponse à Mme Bardot, avant toute interprétation de vos réponses, nous constatons qu’il est nécessaire d’expliquer une nouvelle fois notre demande.

Il s’agit de 2 ours brun (Ursus arctos), mâle et femelle, de la même portée d’environ 20 mois. Ils se trouvent depuis déjà 18 mois dans un étang privé de M. Fahrija Celic, Gornji Vakuf-Bistricka Rijeka. Sur la base de la loi sur la protection et le bien-être de B & H, l’analyse précédente et de la préparation, nous avons lancé un projet pour leur apporter des soins humanitaires et convenables pour plusieurs raisons:

1. En raison de la base juridique, qui interdit explicitement la détention et l’élevage d’animaux sauvages en dehors de leurs habitats naturels, et dans des endroits que la B & H décrit dans ses lois relatives aux populations d’animaux sauvages, en particulier la Loi sur la protection et le bien-être qui constitue un droit fondamental dans ce domaine;

2. En raison des obligations légales de notre association qui se doit de signaler les cas de traitement inadéquat des animaux et d’offrir des solutions adéquates;

3. En raison du fait qu’en B & H, il n’ya pas de logements dignes et adéquats en cas de maltraitance de l’ours brun.

4. En raison des informations que nous avons reçues de plusieurs institutions, selon lesquelles les inspecteurs de la chasse imposeraient des sanctions à M. Celic, ce qui conduirait directement à mettre en danger la vie de ces animaux.

Les arguments fondamentaux pour obtenir l’approbation pour le transport résultent de la constatation des faits que nous avons nous même effectuées avec la participation d’experts.

1. M. Celic n’est pas propriétaire des ours, peu importe comment ils ont été obtenus, et il n’a jamais eu la permission de les détenir par les institutions compétentes. Cette autorisation ne peut pas lui être accordée compte tenu des dispositions de Loi qui interdit formellement cette détention. Les ours ont été illégalement détenus;

2. Étant donné que les ours ont été capturés pris dans la nature à l’âge de 1-2 mois et qu’ils ont 18 mois en captivité, ils ne peuvent pas être replacés dans des HABITATS NATURELS parce que jusqu’à présent les hommes les ont nourris et parce qu’ils n’ont pas eu l’occasion d’être éduqués par leur mère. Ils seront incapables de trouver leur nourriture. Les oursons sont éduqués par leur mère pendant plus de 2 ans pour savoir comment trouver de la nourriture dans la nature. Si ils devaient être relâchés dans la nature, ils se rapprocheraient d’un village à la recherche de nourriture. Ainsi, ces 2 ours sont perdus pour notre nature depuis l’instant où ils ont été prélevés dans leur environnement;

3. Lors de nos visites de terrain nous avons constaté :

De mauvaises conditions de maintien (tout à fait contraire à la réglementation exigée par la législation sur la protection et le bien-être des animaux en B & H).
Le détenteur les attache avec un chaîne autour du cou sur le bord d’un étang où ils ont la capacité de faire quelques pas ou dans des niches d’environ 2m x 2m x 1,5 m qui servent de résidence pour les deux ours. Ces conditions ont un impact direct sur leur santé, car ils n’offrent pas la possibilité de former une masse musculaire adéquate et le tonus musculaire, ce qui signifie que leur santé est menacée. Les deux manières de détention sont inacceptables en termes de sécurité, car il a été utilisé des matériaux qui ne sont pas assez solides pour contenir ce genre d’animaux très puissants.

Une alimentation insuffisante
Le gardien les nourrit exclusivement de nourriture végétale. Ce genre de nourriture est absolument inacceptable si l’on tient compte du fait que pour ce genre d’ours omnivores, en particulier au cours de leur développement, il est important d’obtenir des protéines d’origine animale, et une plus grande quantité de calcium nécessaire à un développement physique correct. La mauvaise nutrition est due en partie au fait que le gardien cherche à les maintenir en forme physique en dépit du danger qu’ils représentent. A en juger par l’établissement commercial, le propriétaire sollicite les clients du restaurant pour leur acheter une boisson qui risque dans le temps de compromettre leur santé par altération des fonctions vitales, et en particulier du fonctionnement du foie.

4. Sexe opposé
Comme il s’agit d’un mâle et une femelle, c’est un problème supplémentaire et leur séparation doit être effectuée avant le début de leur maturité sexuelle.

5. Âge
Notre vétérinaire officiel, Dr Ljiljana Damjanovic a constaté sont en très mauvaise condition physique en raison de la mauvaise nutrition et des conditions de détention. Ils ont besoin de soins et de traitements vétérinaires pour pouvoir satisfaire aux conditions de l’Annexe-6 et supporter leur transport vers le sanctuaire en Allemagne, selon les réglementations européennes. La recommandation est de les transporter au plus vite afin d’éviter les conséquences psychologiques causés par une détention inadéquate. Puisque l’espérance de vie d’un ours brun est de 40-45 ans, leur âge de 20 mois leur donne une chance de récupération et d’un longue vie.

Sur la base de ces faits et en tenant compte de la loi sur la protection et le bien-être animal, et de l’engagement de la B & H vis à vis de la communauté européenne au sujet des espèces animales menacées, nous avons commencé le projet pour leur transport et leur hébergement dans les meilleures conditions.

À cet égard, nous vous avons adréssé les documents suivants :

- Une déclaration de notre partenaire NOA-France d’assumer l’obligation d’obtenir les permis nécessaires à l’importation dans l’UE et l’obligation de financement de l’ensemble du projet;

- Une déclaration du « Bärenpark Worbis / Schwarzwald »,  en Allemagne acceptant l’accueil dans son centre spécialisé dans l’hébergement des ours;

- Une déclaration selon laquelle l’export n’a aucun caractère commercial, qu’il répond à une raison humanitaire, et que nous allons obtenir tous les documents nécessaires nécessaires en conformité avec les lois applicables en B & H et dans les pays de l’Union Européenne.

Nous avons fait parvenir des documents supplémentaires concernant le projet mené à bien pour le transport de l’ours Miljen en France, qui peut servir d’exemple pour les documents à établir.

Par E-mail, nous vous avons envoyé les photos des ours afin de démontrer qu’ils sont dans des conditions inacceptables et que leur réinstallation dans des conditions adéquates est nécessaire.

Monsieur le Ministre, ces ours n’ont à ce jour aucun avenir en B & H. Malheureusement, s’ils ne sont pas transportés rapidement au centre de réhabilitation pour les ours, vous n’aurez plus que 2 solutions : les laisser continuer à résider dans l’étang de M. Celic jusqu’à ce qu’ils prennent conscience de leurs forces et leurs capacités, ou décider les faire tuer par les inspecteurs de la chasse. Dans les deux cas, cela signifie leur mort.

La mobilisation nationale et internationale pource projet est démontrée par la pétition internationale signée par plus de 1000 personnes originaires de Bosnie et partout dans le monde.

Le facteur humain a joué avec la vie de ces oursons dans sa forme la plus brutale, et parce que nous ressentons l’obligation envers la communauté tout entière de B & H, de corriger cette erreur en investissant tous les efforts des autorités compétentes pour prendre en considération l’intérêt des animaux, d’autant plus que qu’il est régi par une base juridique et qu’il constitue une obligation.

Nous vous demandons de prendre une décision favorable et de consentir à leur exportation, car c’est la seule décision correcte possible. Nous sommes à votre disposition pour tout complément d’information et pour vous fournir toute documentation nécessaire.

Cordialement,

Dragomir Mijic
NDA Président

Banja Luka, le 12 Octobre 2009″

Il faut sauver le haras de Vucijak et ses Lipizzans

Bosnie, Prnjavor, Vucijak… des noms qui évoquent des épisodes troublés de l’histoire contemporaine. En marge de l’histoire des hommes c’est à celle des chevaux que nous nous sommes intéressés, les conflits des uns ayant mené à la perte des autres.

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© NOA France - P.Demeure

NOA lance un appel à l’aide pour tenter de sauver les Lipizzans qui firent autrefois la gloire de la Yougoslavie et qui sont aujourd’hui pratiquement livrés à eux-mêmes.

Au delà de l’action « animalitaire » ces chevaux  représentent un patrimoine génétique Européen que nous n’avons pas le droit de laisser perdre ou disperser.

Voici le récit de notre rencontre sur place.

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© NOA France - P.Demeure

A l’approche de Vucijak, nous remarquons quelques chevaux au loin sur une colline. Ils sont donc bien là…  L’état de délabrement des installations confirme bien ce qui nous avait été rapporté. Le portail rouillé, sorti de ses gonds, ne se ferme plus depuis longtemps sur le chemin des bâtiments. La grange typique qui abritait le foin et les aliments n’est plus qu’une ruine à la charpente effondrée. L’immeuble qui hébergeait les personnels du haras est désert, les vitres sont cassées, les portes et les fenêtres ont disparu. Un peu plus loin, d’immenses paddocks vides attenants à de vastes écuries témoignent aussi de l’état d’abandon. Certains servent même de dépots d’ordures et la végétation a repris ses droits sur les constructions.

© NOA France - P.Demeure

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Il a fallu aux responsables de NOA plus de deux ans pour gagner la confiance du seul homme encore chargé de la surveillance, et qui porte encore le nom de « Directeur »… C’est lui qui nous accompagnera, expliquera le contexte, évoquera le prestige passé, les lignées de sang si caractéristiques de la race et le dévouement des quelques bénévoles qui tentent de sauvegarder ce qui peut encore l’être.

Comme jadis, l’élevage persiste dans la seule écurie centrale qui soit encore en état. Les étalons piétinent dans des box aux barreaux rouillés. Les poulinières sont attachées aux auges de pierre usées. Les poulains à la robe presque noire vont en liberté dans cet espace, comme c’est la tradition dans les haras de

© NOA Frnce - P.Demeure

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lipizzans. Ils jouent entre eux, et quand la faim se fait sentir, retrouvent leur mère pour une longue tétée. Une étrange atmosphère règne dans cette écurie ou de nombreux détails évoquent la splendeur passée : allée centrale aux pavés de bois soigneusement ajustés, piliers cylindriques en bois sculpté, bandeaux de paille tressée en décoration. Sans entretien, tout s’est dégradé. La sellerie, pillée, ne compte plus que quelques selles typiques et des licols en chanvre tressé.

Faute de ressources financières et humaines, l’état des écuries est du même ordre que celui des installations. La paille est rare, les chevaux vivent en permanence sur une couche de fumier. Leur robe, surtout celle des jeunes est sale, crottée. La nourriture est rare, donnée avec parcimonie pour économiser et faire durer les maigres réserves issues provenant pour la plupart de dons. Les poulains sont maigres, les juments sous-alimentées ne pouvant leur offrir qu’un lait apauvri.

Envers et contre tout, l’élevage est maintenu par le directeur, car Vucijak renferme un trésor : la présence des 6 lignées originelles de la race Lipizzan. Toutes les naissances sont consignées dans les registres.

© NOA France - P.Demeure

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A notre arrivée, nous n’avions aperçu que quelques chevaux dans les vallons proches du haras. Le directeur nous invite à le suivre pour les découvrir. La surprise est de taille. Alors que nous nous attendions à ne voir quelques juments au pré, c’est une dizaine de poulinières accompagnées de leurs poulains plus âgés que ceux de l’écurie, qui se régalent d’une herbe abondante en cette fin de printemps. Nous ne pouvions pas nous douter de leur présence, car la région est très vallonnée, boisée et les chevaux errent librement au milieu des bosquets.

Ces lipizzans libres contrastent avec ceux des écuries. Plus d’os saillants, les rondeurs caractéristiques sont bien là, les robes sont

© NOA France - P.Demeure

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brillantes et les taches résultent des roulades dans la terre, non plus d’un fumier omniprésent.

En souriant, l’homme s’éloigne en nous invitant à rester sur place. Quelques instants plus tard, un roulement de galops se fait entendre. Nous avançons vers la crête de la colline, et comprenons l’origine de ce bruit sourd : tout un troupeau de jeunes chevaux monte la pente, se dirigeant sur notre groupe. Instant intense… une image inoubliable que ces chevaux en liberté dans une nature intacte, comme dans les grands espaces américains ou comme l’homme préhistorique a pu en connaître.

Les chevaux viennent vers nous au grand galop. Le troupeau s’arrête à quelques dizaines de

© NOA France - P.Demeure

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mètres, nous observe, et reprend sa course en direction des installations en ruine. Ces jeunes chevaux connaissent parfaitement leur univers. C’est l’heure de la distribution de foin et ils se précipitent vers les paddocks pour profiter de cette maigre ration et pour s’abreuver car les collines et les bosquets n’ont aucun point d’eau.

Laissant les mâles à leur goûter, le directeur nous emmène à l’arrière des installations. Il nous laisse sur un surplomb et descend rapidement la piste qui descend dans le vallon en contrebas. Quelques minutes s’écoulent et ce sont cette fois les pouliches qui regagnent les écuries délabrées. Une seule personne pour diriger une trentaine de chevaux…

Le jour commence à décliner, projetant une lumière orangée sur Vucijak. Les chevaux font ce qu’ils veulent, ce qu’ils peuvent. Certains resteront pour la nuit dans les paddocks, d’autres regagneront les collines.

© NOA France - P.Demeure

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Si cette période de l’année se montre clémente, il en va tout autrement durant le dur hiver de cette région continentale… Les températures descendent très bas, la neige est abondante, l’herbe ne pousse plus, les feuilles sont tombées. Les dons d’aliments et de foin sont rares, malgré la contribution de quelques agriculteurs gagnés à la cause et les chevaux ne peuvent trouver une nourriture suffisante… Affaiblis, ils sont réceptifs à la moindre maladie. L’année dernière le virus de la grippe a fait des ravages, surtout chez les jeunes. Lors de notre visite, nous avons vu un de ces chevaux mis à l’écart, vraisemblablement atteint et dans un état plus qu’inquiétant. Aucun médicament n’étant disponible, son avenir est bien compromis.

Le haras de Vucijak a connu bien des aléas au cours des dernières décennies. L’éclatement de l’ex-yougoslavie engendra l’abandon par l’état des structures qui n’étaient pas strictement nécessaires à l’économie locale. Finies les coûteuses installations de prestige… Le haras fut encore un temps maintenu par la nouvelle administration jusqu’aux conflits ethniques et politiques des années 90. Manquant de tout, la population jeta son dévolu sur les chevaux. Plus de la moitié d’entre eux furent abattus et mangés. Seul le dévouement de quelques personnes permit de préserver le reste de l’effectif et de conserver les meilleurs représentants des lignées d’origine. La paix revenue, le haras devint propriété d’un privé qui ne put ou ne sut trouver une réalité économique permettant d’envisager un avenir plus serein. Les autorités, poussées par les défenseurs des chevaux, prirent la décision de placer le haras en régime de faillite, sous contrôle d’un administrateur. Un autre danger planait, celui de la dispersion des chevaux par une vente incontrôlée aux quatre coins de l’Europe. Heureusement, sous l’afflux des protestations, et grâce encore une fois au dévouement des bénévoles et des associations, l’administration s’engagea sur la voie d’une reprise du haras et des chevaux par l’état. Dans un pays au fonctionnement administratif très complexe, il faudra au moins attendre deux ans pour que le haras retrouve sa splendeur et les chevaux des conditions de vie et d’élevage dignes d’une race qui ne compte que 3000 représentants dans le monde.

Cependant, le processus est en marche. L’espoir revient. Un projet de reconstruction émerge, sous forme de centre d’équitation, de tourisme vert et de centre d’élevage.

Ces quelques signes motivent des sponsors à aider à la survie des chevaux et à la renaissance du haras. Un grand laboratoire français fournira dès que possible les doses de vaccin permettant d’aborder plus sereinement le prochain hiver. L’Ecole Espagnole de Vienne a aussi apporté sa contribution en offrant du foin.

Nous quittons Vucijak sur une vision qui nous a fait espérer… La jeune française de notre petit groupe partant faire le tour du haras sur le seul lipizzan bai brun adulte du haras (encore une tradition…), accompagnée par deux jeunes bénévoles Bosniens.

Vucijak, tel le phoenix, renaîtra de ses cendres si nous pouvons aider à sa préservation et aux condition de vie des chevaux.

© NOA France - P.Demeure

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Ce reportage a été publié dans Cheval Magazine de Septembre 2009.

Aidez nous, aidez NOA, aidez les Lipizzans de Vucijak….

Il n’y a pas de « petits dons ». Toute somme collectée est importante, capitale. 50 euros, c’est un plein de carburant qui permet d’aller accomplir une démarche ou de se rendre sur le site pour surveiller l’état des chevaux.

Faites votre don par chèque libellé à l’ordre de : Association NOA France
et envoyez-le à :
NOA France
34 Rue Jacques Ferny
76760 YERVILLE

Indiquez au dos de votre chèque « Lipizzans Vucijak » afin que votre don soit bien affecté à cette campagne.

Si vous souhaitez obtenir un justificatif pour votre versement, indiquez-le et nous vous l’adresserons par retour de courrier.

Si vous avez une adresse email, joignez-la à votre chèque et nous vous adresserons le justificatif en PDF.

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Les 2 oursons : quelques nouvelles

Le chaud et le froid soufflent en alternance.  Un jour apporte l’espérance, le lendemain son flot de craintes.  Après avoir donné verbalement son « feu vert » pour le sauvetage des 2 oursons, l’administration locale ou une autre autorité ministérielle a déclaré vouloir tuer les ours appartenant à des particuliers.

Après que les autorités aient fait part de leur décision d’exécuter tous les ours détenus en contravention avec la nouvelle loi sur la protection animale et la conservation des espèces, NOA BiH a immédiatement contacté le ministère afin de demander la suspension de cette décision et renouveler sa demande d »autorisation d’export.  NOA France a adressé au même ministère un courrier attestant de la prise en charge des formalités administratives et des soins vétérinaires préparatoires, tout en expliquant que l’exécution des ours serait une action désastreuse pour l’image de marque de la Bosnie et ne pourrait que nuire aux rapprochements avec l’Europe.

NOA France a montré aux autorités que des solutions existent. Un lieu d’accueil spécialisé a été trouvé. NOA France a transmis un reportage  montrant la qualité et l’adéquation de ce centre pour l’hébergement des ours qui pourront y couler une existence dans des conditions proches de leur milieu naturel.

NOA France travaillera également avec NOA B&H à la réalisation d’un projet de sanctuaire pour la faune sauvage (ours-loups) doublé d’un site pédagogique.

Nous avons bénéficié de plusieurs soutiens importants, qui ont été largement relayés dans la presse et les médias locaux. Il faut maintenant souhaiter que l’administration de la Fédération de Bosnie comprendra que cette mobilisation a pour but de sauver ces deux oursons, mais aussi de l’aider dans sa progression vers une société plus conforme aux espérances européennes.

NOA France consacre son énergie à cette opération. Rien n’est négligé et les contacts avec les responsables locaux se font quasiment en continu, tout comme la préparation de l’accueil dans le centre de destination et celle des procédures de transport.

Nous commençons à recevoir quelques dons et nous avons toujours bon espoir d’arriver à réaliser ce sauvetage. Mais nous sommes réalistes, et nous ne dépenserons pas inutilement les fonds qui nous sont confiés. Question d’honnêteté envers ceux qui ont répondent à notre appel. Nous n’encaisserons les dons qu’à partir du moment où nous aurons la certitude que les autorités de Bosnie Herzégovine autoriseront l’export des deux oursons.

Rien n’est encore gagné. Nous travaillons avec obstination pour convaincre l’administration. Les négociations sont menées en parfaite connaissance du fonctionnement des autorités de Bosnie Herzégovine, par l’équipe de NOA B&H, avec le renfort de NOA France, et donc de ceux qui nous aident !!!

En attendant la bonne nouvelle espérée du permis d’export, nous continuons à préparer les opérations de transport et d’accueil, car elles conditionneront l’obtention de l’accord définitif. Nous avons constitué une équipe vétérinaire sur place, qui procèdera aux vaccinations et marquages nécessaires.

Nous devons rester mobilisés pour toutes ces opérations, et préparer le moment où il faudra très vite agir. Dès que l’administration aura donné un accord ferme sur la délivrance du permis, il faudra intervenir immédiatement. Et pour cela nous devons disposer d’une réserve financière suffisante.

NOA France compte sur vous. Chaque donateur peut demander un justificatif de son versement. Celui-ci sera envoyé de préférence par email afin d’économiser les frais de courrier postal (si vous avez une adresse email, n’oubliez pas de nous la communiquer en envoyant votre chèque).

Nous espérons pouvoir très prochainement vous donner une bonne nouvelle…

Voici l’adresse à laquelle adresser votre don :
NOA France
34 rue Jacques Ferny
76760 Yerville

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Jouet d’un jour, martyr pour toujours…

Voici quelques images tournées peu après la capture des oursons. Lorsqu’ils grandiront, les « peluches » ne seront plus amusantes et deviendront de véritables problèmes pour ceux qui les ont amenés dans le monde des hommes.

Il est impossible de les replacer dans leur monde naturel : ayant goûté à la « civilisation », n’ayant plus peur de l’homme, ils deviendraient des « ours à problèmes » et seraient immédiatement abattus.

Leur seule chance, c’est vous qui pouvez la leur donner : aider à financer leur transfert et leur accueil dans un centre-sanctuaire où ils vivront une existence sans danger, en compagnie d’autres ours,  sur un très grand territoire boisé, vallonné, rocheux, proche de leur habitat naturel.

Aidez les deux oursons….Aidez nous, aidez NOA à leur donner une vie digne d’un  ours !

Faites votre don par chèque libellé à l’ordre de : Association NOA France
et envoyez-le à :
NOA France
34 Rue Jacques Ferny
76760 YERVILLE

Cet ourson et sa soeur ne doivent pas mourir !!! Vous pouvez encore le sauver.

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Centre de la Bosnie-Herzégovine, début 2008 : Un coup de feu claque dans la montagne, déchire le silence. L’ourse tombe et ne se relèvera pas. Arrivés près du corps encore chaud, les chasseurs découvrent deux grosses boules de poils. L’ourse avait deux oursons, gros chacun comme un petit chien. Apeurés, affolés, ne comprenant pas ce qui leur arrive, ils se laissent aisément capturer et c’est pour eux le début d’un enfer.

Amenés dans le monde des hommes, ils deviennent curiosités et jouets, amusants par leurs pitreries, leurs grognements, leurs gesticulations qui ne sont en réalité que de vaines tentatives pour échapper à leurs geôliers.

Le quotidien reprend très vite ses droits et les oursons ne font plus la une… Très vite, la cage à chiens qui fut leur première prison devient trop exiguë. Qu’à cela ne tienne. Une courte chaîne, un collier étrangleur feront l’affaire et voila nos oursons attachés sur l’emprise d’une pisciculture , livrés à eux mêmes, et servant d’amuse touristes ou de divertissement pour les clients du café voisin.

En toute légalité à cette époque.

NOA, qui avait travaillé au sauvetage de l’ours Miljen, avait eu vent de cette situation, mais dans un contexte politique complexe, sans législation interdisant de telles pratiques, rien n’était faisable pour porter assistance aux deux oursons. Ce n’est pas pour autant que NOA les abandonnait.

Après bien des mois de négociations et d’actions auprès des administrations et des gouvernements, une loi exemplaire en matière de protection animale fut adoptée au printemps 2009. Il était dès lors possible d’intervenir sur une détention devenue illégale. L’équipe NOA put alors démarrer une campagne d’actions et d’appels à un large soutien international pour obtenir l’autorisation de reprise des animaux et d’export vers un centre de sauvetage adapté. Des semaines s’écoulèrent encore avant que l’administration ne donne son feu vert, en ce début Septembre.

Il faut maintenant faire très vite. Le rude hiver de Bosnie Herzégovine va arriver d’ici deux mois, avec son cortège de neige et de glace. Les oursons ont grandi. Ils ont un an et demi. S’ils sont encore loin d’être adultes, ce ne sont plus les petites boules de poils amusantes qui faisaient rire les gens de la rue. Livrés à eux mêmes, le caractère sauvage a repris le dessus, et il n’est plus question de les approcher sans risques. Personne ne va desserrer le collier qui les attache à la chaîne, et s’il était un peu grand au début, il rentre désormais dans les chairs et petit à petit va étrangler les animaux. L’année dernière, ils étaient encore petits et ont passé les jours de grande froidure dans les cages à l’intérieur des bâtiments. Ce ne sera plus le cas cette année, et si le transfert n’intervient pas rapidement, une mort atroce les guette.

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Nous avons maintenant l’assurance de pouvoir les sauver. NOA a les compétences sur place pour procéder à toutes les démarches, administratives et vétérinaires. Mais ce sera la toute première fois que la Fédération de Bosnie autorisera l’export d’un ours, et les formalités seront longues et coûteuses. Il faudra en même temps « préparer » les ours sur le plan sanitaire : vaccins et rappels, puçage, identification génétique, …

Lorsque tout sera prêt, il faudra transporter les deux ours vers leur nouveau domaine, quelque part en Europe. ( peut être préciser l’endroit si vous le connaissez )

Le sauvetage de ces deux oursons est un devoir pour nous tous.

Un devoir « animalitaire » car nous n’avons pas le droit de laisser ces animaux mourir dans de telles souffrances ni même d’envisager un éventuel futur dans l’enfermement d’une cage exiguë où on les fera boire de la bière et autres alcools pour l’amusement malsain des humains.

Un devoir « conservatoire » également, car il est primordial de sauver ces animaux détenus dans des conditions illégales, pour témoigner aux gouvernements la reconnaissance internationale de leurs progrès en matière de droit de l’animal, les encourager à mettre les nouvelles lois en application et à préserver leur richesse faunistique patrimoniale. Ces régions sont les derniers sanctuaires sauvages de l’Europe géographique et nous n’avons pas le droit de laisser faire par négligence si nous voulons que les générations à venir puissent encore voir des arbres et des ours, en vrai. La Bosnie-Herzégovine, c’est tout près… 1500 km seulement.

Il n’y a pas de « petits dons ». Toute somme collectée est importante, capitale. 50 euros, c’est un plein de carburant qui permet d’aller accomplir une démarche, une formalité à la capitale ou de se rendre sur le site où se trouvent les animaux. 10 euros, c’est de la nourriture pour aider les ours à survivre en attendant le transfert,…

Aidez nous, aidez NOA, aidez les deux oursons….

Au fait, j’ai oublié de vous donner leurs noms :

L’oursonne c’est DUDA, et l’ourson, sur place, ils l’ont appelé PIERRE !

Faites votre don par chèque libellé à l’ordre de : Association NOA France
et envoyez-le à :
NOA France
34 Rue Jacques Ferny
76760 YERVILLE

Si vous souhaitez obtenir un justificatif pour votre versement, indiquez-le et nous vous l’adresserons par retour de courrier.

Si vous avez une adresse email, joignez-la à votre chèque et nous vous adresserons le justificatif en PDF.

Centre de la Bosnie-Herzégovine, début 2008 : Un coup de feu claque dans la montagne, déchire le silence. L’ourse tombe et ne se relèvera pas. Arrivés près du corps encore chaud, les chasseurs découvrent deux grosses boules de poils. L’ourse avait deux oursons, gros chacun comme un petit chien. Apeurés, affolés, ne comprenant pas ce qui leur arrive, ils se laissent aisément capturer et c’est pour eux le début d’un enfer.

Amenés dans le monde des hommes, ils deviennent curiosités et jouets, amusants par leurs pitreries, leurs grognements, leurs gesticulations qui ne sont en réalité que de vaines tentatives pour échapper à leurs geôliers.

Le quotidien reprend très vite ses droits et les oursons ne font plus la une… Très vite, la cage à chiens qui fut leur première prison devient trop exiguë. Qu’à cela ne tienne. Une courte chaîne, un collier étrangleur feront l’affaire et voila nos oursons attachés sur l’emprise d’une pisciculture , livrés à eux mêmes, et servant d’amuse touristes ou de divertissement pour les clients du café voisin.

En toute légalité à cette époque.

NOA, qui avait travaillé au sauvetage de l’ours Miljen, avait eu vent de cette situation, mais dans un contexte politique complexe, sans législation interdisant de telles pratiques, rien n’était faisable pour porter assistance aux deux oursons. Ce n’est pas pour autant que NOA les abandonnait.

Après bien des mois de négociations et d’actions auprès des administrations et des gouvernements, une loi exemplaire en matière de protection animale fut adoptée au printemps 2009. Il était dès lors possible d’intervenir sur une détention devenue illégale. L’équipe NOA put alors démarrer une campagne d’actions et d’appels à un large soutien international pour obtenir l’autorisation de reprise des animaux et d’export vers un centre de sauvetage adapté. Des semaines s’écoulèrent encore avant que l’administration ne donne son feu vert, en ce début Septembre.

Il faut maintenant faire très vite. Le rude hiver de Bosnie Herzégovine va arriver d’ici deux mois, avec son cortège de neige et de glace. Les oursons ont grandi. Ils ont un an et demi. S’ils sont encore loin d’être adultes, ce ne sont plus les petites boules de poils amusantes qui faisaient rire les gens de la rue. Livrés à eux mêmes, le caractère sauvage a repris le dessus, et il n’est plus question de les approcher sans risques. Personne ne va desserrer le collier qui les attache à la chaîne, et s’il était un peu grand au début, il rentre désormais dans les chairs et petit à petit va étrangler les animaux. L’année dernière, ils étaient encore petits et ont passé les jours de grande froidure dans les cages à l’intérieur des bâtiments. Ce ne sera plus le cas cette année, et si le transfert n’intervient pas rapidement, une mort atroce les guette.

Nous avons maintenant l’assurance de pouvoir les sauver. NOA a les compétences sur place pour procéder à toutes les démarches, administratives et vétérinaires. Mais ce sera la toute première fois que la Fédération de Bosnie autorisera l’export d’un ours, et les formalités seront longues et coûteuses. Il faudra en même temps « préparer » les ours sur le plan sanitaire : vaccins et rappels, puçage, identification génétique, …

Lorsque tout sera prêt, il faudra transporter les deux ours vers leur nouveau domaine, quelque part en Europe. ( peut être préciser l’endroit si vous le connaissez )

Le sauvetage de ces deux oursons est un devoir pour nous tous.

Un devoir « animalitaire » car nous n’avons pas le droit de laisser ces animaux mourir dans de telles souffrances ni même d’envisager un éventuel futur dans l’enfermement d’une cage exiguë où on les fera boire de la bière et autres alcools pour l’amusement malsain des humains.

Un devoir « conservatoire » également, car il est primordial de sauver ces animaux détenus dans des conditions illégales, pour témoigner aux gouvernements la reconnaissance internationale de leurs progrès en matière de droit de l’animal, les encourager à mettre les nouvelles lois en application et à préserver leur richesse faunistique patrimoniale. Ces régions sont les derniers sanctuaires sauvages de l’Europe géographique et nous n’avons pas le droit de laisser faire par négligence si nous voulons que les générations à venir puissent encore voir des arbres et des ours, en vrai. La Bosnie-Herzégovine, c’est tout près… 1500 km seulement.

Il n’y a pas de « petits dons ». Toute somme collectée est importante, capitale. 50 euros, c’est un plein de carburant qui permet d’aller accomplir une démarche, une formalité à la capitale ou de se rendre sur le site où se trouvent les animaux. 10 euros, c’est de la nourriture pour aider les ours à survivre en attendant le transfert,…

Aidez nous, aidez NOA, aidez les deux oursons….

Au fait, j’ai oublié de vous donner leurs noms :

L’oursonne c’est DUDA, et l’ourson, sur place, ils l’ont appelé PIERRE !

Affiche : Nantes se couvre de honte avec sa présentation « artistique » de loups !

A l’heure où de nombreux citoyens se sont engagés dans une voie verte, manifestant leur exigence de la prise en considération de la nature et de l’environnement par les administrations, Nantes persiste dans la présentation des loups dans les douves du château.

Nous avons adressé des mails à la ville, à l’organisateur, au maire et député, à la Diren… Le silence semble être la règle d’or.

En attendant, la mascarade s’est installée, les loups sont l’objet des quolibets du public qui passe par là. On leur jette des restes de nourriture, voire des objets pour le faire bouger.

La soi-disant oeuvre d’art n’est qu’une vilaine exhibition d’animaux dans une fosse comme on n’en verrait même plus dans les parcs zoologiques dignes de ce nom.

Faut-il attendre qu’un incident ou un accident dont un enfant ou un animal pourraient être les victimes se produise pour enfin comprendre cette aberration et mettre fin à cette supercherie ?

Nous avons réalisé, avec le soutien de plusieurs associations, une affiche que vous pouvez télécharger, imprimer et diffuser autour de vous.  Nous avons créé deux versions : une avec un fond vert, et une autre avec un fond blanc, moins consommateur d’encre…

Téléchargement (cliquez sur la version souhaitée) :
Version « verte »
Version « fond blanc »

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Affiche_fond_vert

Voici l’oeuvre d’art !!!

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Malgré les protestations, les loups sont arrivés hier soir dans les douves du chateau. La communication avait fait état d’une végétation naturelle, d’un « laisser-pousser » de la flore pour recréer un environnement naturel.
Nous ne voyons ici que des pelouses rases sur lesquelles les animaux ne trouveront pas de refuge pour échapper à la curiosité du public.
Ils ne sont certes pas plus malheureux que certains de leurs semblables enfermés dans des cages ou des enclos bétonnés, mais la mascarade reste entière.
La question de l’assimilation à une oeuvre d’art reste elle aussi entière et bien posée. La video parle d’elle même… Où est l’oeuvre d’art dans la vision de loups sur une pelouse ?

L’organisation ( Programmation Arts Plastiques / Visual Arts / Le lieu unique ) continue d’affirmer que cette exhibition est une véritable oeuvre d’art de Stéphane Thidet (voir ci-dessous la réponse à notre courriel)
Selon elle il s’agit réellement d’une oeuvre d’art, du même ordre que l’enfermement en 1974, durant 4 jours d’un « artiste » avec un coyote spécialement capturé pour l’occasion. Elle s’extasie également devant ce placement sur une pelouse, absolument constitutif à lui seul d’une véritable oeuvre d’art. Elle n’est pas loin de penser non plus que la création originale de l’artiste confine à la création divine…
Elle assure mettre en place des médiateurs, mais ceux ci-seront essentiellement chargés d’expliquer au public le « propos artistique ».

Nous avons contacté la Direction de la Culture de la Ville de Nantes, qui a répondu avoir transmis notre requête au CRDC, structure organisatrice de la Biennale Estuaire. Quelle sera sa réponse ? Notre demande d’annuler la qualification d’ »oeuvre d’art » pour cette exhibition, et de remplacer les panneaux de justification du propos artistique par des panneaux pédagogiques sur le loup, sa biologie et son éthologie sera-t-elle prise en compte ?

Parlons également budget…

A l’heure où bien des familles vivent dans l’angoisse du lendemain, dans la précarité, pour qui les fins de mois sont hypothétiques, pour qui quelques euros permettent de mettre quelque chose dans l’assiette des gamins, c’est une enveloppe de UN MILLION d’euros qui est attribuée pour le seul volet de l’art éphémère auquel est rattachée cette présentation de loups… (le budget total de l’événement « Estuaires 2009″ étant de HUIT MILLIONS d’euros)

Une telle manne providentielle n’eut-elle pas été plus appréciée si une quote part avait été consacrée à un « meilleur être » des habitants de la région ?  Une toute petite partie de ce budget aurait aussi fait le bonheur, au delà de toutes leurs espérances, de toutes les associations et organismes naturalistes et scientifiques qui oeuvrent à longueur d’année pour accompagner le plus harmonieusement possible le retour du loup et gérer sa cohabitation avec l’homme.

Nous avons attendu jusqu’au dernier moment, en espérant que cette idée saugrenue ne serait qu’un coup de pub, et que les loups exposés seraient des « oeuvres d’art » bien réelles, créées par un artiste, cette fois sous forme de statues, de formes, de silhouettes ou toute autre conception issue de son intellect. Hélas, les annonces étaient bien vraies et ces loups seront là pendant 3 mois, récupérés au profit d’une communication qui a besoin de polémique pour exister.

Nous renouvelons donc notre appel à contester cette récupération et la qualification d ‘oeuvre d’art. Nous demandons que tous les organismes impliqués dans la gestion naturaliste du loup fassent connaître autour d’eux cette mascarade, orchestrée et financée par une administration qui, petite excuse, a pu être leurrée par des organisateurs influents.

Si la Ville de Nantes n’exige pas le retrait de la qualification « d’oeuvre d’art » et ne remplace pas l’explication du propos artistique par une ensemble pédagogique sur le loup, elle se couvrira de ridicule en même temps que l’artiste et se fera complice de cette mascarade, méritant les éventuels reproches de ses habitants pour une telle utilisation des fonds publics.

— Ci-dessous la réponse de l’organisateur au courrier que nous lui avons adressé —
(nos demandes, questions et remarques sont en italiques)

Monsieur,

Votre message portant essentiellement sur des considérations d’ordre artistique, je me permets de vous répondre directement en tant que co-programmateur artistique d’Estuaire 2009.

Laissez moi reprendre, morceau par morceau, le paragraphe que vous mettez en exergue dans votre courrier.

« Nous avons beaucoup de mal à comprendre et encore moins à accepter cette démarche et cette conception. Une oeuvre d’art naît de l’esprit et des mains de l’artiste concepteur, qu’elle prenne une apparence matérielle, figurative ou abstraite. Certainement pas de l’utilisation du vivant !!! Et encore moins lorsque celui-ci fait l’objet d’une protection par les conventions internationales. »

L’œuvre d’art est avant tout cosa mentale comme le disait Leonard de Vinci. Elle est le fruit d’une démarche intellectuelle. Cette idée ne date pas d’hier. Quant aux mains de l’artiste, cela fait quelques décennies qu’elles ne sont pas nécessairement utilisées pour faire œuvre. Marcel Duchamp n’a pas sculpté un urinoir pour sa fontaine, mais, par un pied de nez à l’institution muséale, l’a simplement déplacé. Quant à l’utilisation du vivant, elle est loin d’être absente de l’histoire de l’art. Pour mémoire, la magistrale performance de Joseph Beuys en 1974 à New York, J’aime l’Amérique et l’Amérique m’aime où l’artiste s’est enfermé 4 jours et 4 nuits avec un Coyote qui venait d’être capturé.

De surcroît, à la lecture des communiqués publiés ici et là, l’exhibition de ces loups s’accompagne d’un message évocateur de l’animal symbole d’une peur ancestrale. Cette vision risque fort de compromettre les efforts menés par de nombreux organismes qui travaillent sur la problématique du retour du loup et de son intégation dans l’environnement contemporain.

Par le geste qu’il propose, l’artiste pose justement la question de la cohabitation de l’homme et de l’animal et donc de son intégration à notre environnement ! De la même façon que Beuys en 74 dénonçait une société qui opposait les espèces et empêchait leur cohabitation, l’artiste souhaite ici que l’homme cède pour un temps son territoire à une bête qu’il a si longuement pourchassé. C’est je pense un geste qui est loin d’être anodin, mais au contraire un symbole fort. En outre, vous regrettez que cet animal incarne une peur ancestrale, mais ce n’est pas l’artiste qu’il faut accuser pour cela ! Comme vous et moi, il a entendu petit les histoires effrayantes où la grand mère se fait dévorer par le grand méchant loup, où la bête égorge sauvagement les jeunes filles dans le Gévaudan. Ces images sont ancrées dans notre inconscient individuel et collectif, qu’on le veuille ou non ! Ce qui ne veut pas dire qu’un travail en conscience peut être fait par l’homme, et c’est bien à ça que l’artiste nous invite.

Nous n’avons certes pas vocation à apprécier ou critiquer la conception artistique. Chacun pourra juger du degré artistique d’un chalet en bois dans lequel il pleut continuellement. Cela ne nuira à rien ni à personne, sauf peut-être au sol du hall d’expo… Mais nous nous élevons contre l’utilisation des loups dans un tel contexte. Si des animaux vivants sont considérés et présentés comme des oeuvres d’art, faut il voir l’artiste comme le « Créateur suprème » (« Dieu » pour faire simple…).

Cette question de l’artiste créateur n’est absolument pas dans le propos de Stéphane Thidet, mais personnellement, je la trouve très intéressante. Elle est d’ailleurs présente, dans l’œuvre D’Io de Gino de Dominicis, qui mêle dans son titre même le mot Dieu et de Moi, et que je vous invite à aller voir, ou plutôt entendre, à la Chapelle de Béthléem de Saint-Jean de Boiseau. De Dominicis a souvent, comme d’autres grands artistes avant lui, posé la question de l’artiste démiurge.

Vous pourrez répondre que l’oeuvre d’art n’est pas le loup en tant que tel, mais sa présence physique dans un lieu et dans un contexte… Mais le fait de placer 6 loups dans un fossé de château en laissant pousser la végétation est-il constitutif d’une oeuvre ? « 

Vous avez parfaitement compris : l’œuvre n’est pas le loup. Et je vous confirme que le fait de placer une meute de loups dans des douves de château que l’homme a peu à peu transformé en parc public pour son loisir en laissant un temps à la nature pour qu’elle reprenne ses droits est constitutif d’une œuvre. C’est d’ailleurs plutôt, comme l’artiste le dit lui-même, un geste lui même constitutif d’une œuvre.

Enfin, veuillez être tout à fait rassuré sur nos capacités de communication au public : une équipe de médiateurs a été spécialement formée pour informer objectivement le public sur les loups. De plus, des panneaux informeront précisément le public sur le propos artistique et le garderont de pratiques à risques pour les animaux et pour eux-mêmes.

Programmation Arts Plastiques / Visual Arts
Estuaire 2007/2009/2011
Le lieu unique – BP21304 – 44013 Nantes cedex 1

Des loups vivants à Nantes présentés comme une oeuvre d’art…

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© P.Demeure

Du 5 juin jusqu’à fin Août, dans le cadre d’ « Estuaire 2009″ la ville de Nantes exposera au public un groupe de 6 loups dans les douves du château.
Il s’agit, selon les communiqués et la communication faite autour de cet évènement et après vérification auprès des organisateurs, de loups bien réels et non pas de statues.

Cette exhibition d’animaux vivants est qualifiée d’oeuvre d’art.

Nous avons beaucoup de mal à comprendre et encore moins à accepter cette démarche et cette conception. Une oeuvre d’art naît de l’esprit et des mains de l’artiste concepteur, qu’elle prenne une apparence matérielle, figurative ou abstraite. Certainement pas de l’utilisation du vivant !!! Et encore moins lorsque celui-ci fait l’objet d’une protection par les conventions internationales.
De surcroît, à la lecture des communiqués publiés ici et là, l’exhibition de ces loups s’accompagne d’un message évocateur de l’animal symbole d’une peur ancestrale. Cette vision risque fort de compromettre les efforts menés par de nombreux organismes qui travaillent sur la problématique du retour du loup et de son intégation dans l’environnement contemporain.

Nous n’avons certes pas vocation à apprécier ou critiquer la conception artistique. Chacun pourra juger du degré artistique d’un chalet en bois dans lequel il pleut continuellement. Cela ne nuira à rien ni à personne, sauf peut-être au sol du hall d’expo… Mais nous nous élevons contre l’utilisation des loups dans un tel contexte. Si des animaux vivants sont considérés et présentés comme des oeuvres d’art, faut il voir l’artiste comme le « Créateur suprème » (« Dieu » pour faire simple…).

Nous dénonçons l’assimilation de cette présentation à une « oeuvre d’art ». Une telle qualification est une porte ouverte à toutes les dérives. La présentation d’animaux vivants ne peut en aucun cas être considérée comme une oeuvre d’art. Aucune matière, aucune conception ou réalisation d’artiste n’y intervient. Le fait de creuser des tanières pour essayer de rendre les lieux plus hospitaliers est une bonne chose, mais on ne peut rien y voir d’autre qu’un aménagement recommandé par le propriétaire des animaux.
Si l’organisation persiste à associer la notion d’ »oeuvre d’art », soit pour laisser libre champ à l’artiste choisi (nous ne contestons pas ses autres réalisations), soit par souhait de provocation et polémique pour faire parler de l’évènement, soit par inconscience des possibles conséquences, elle ouvrira la voie à une multitude de soi-disant « artistes » qui, à leur tour verront dans la mise en scène du vivant une opportunité de faire valoir leur ego ou simplement de s’assurer quelques revenus sous pretexte d’une pseudo conception artistique.

Si l’utilisation du vivant se banalisait dans la production artistique, ne risque-t-on pas de voir demain une présentation de SDF dans la cour d’un chateau ?
Le tout en parfaite bonne conscience puisque ce serait de l’art… Et encore les humains, même dans la misère, seront susceptibles de donner leur accord pour l’utilisation de leur triste condition.

On pourra aussi s’entendre répondre que l’oeuvre d’art n’est pas le loup en tant que tel, mais sa présence physique dans un lieu et dans un contexte… Le fait de placer 6 loups dans un fossé de château en laissant pousser la végétation est-il constitutif d’une oeuvre ?

Il faut que les représentants des associations de protection animale s’érigent contre cette présentation. Il faut dénoncer, protester, manifester pour empêcher cette forme de défiguration du rapport de notre société à l’animal et à la vie sauvage.

Est-il encore temps d’éviter cette exhibition incongrue ? Il est hélas vraisemblable qu’elle sera maintenue, compte tenu de la publicité effectuée et des budgets engagés.

Nous demandons cependant instamment de renoncer à cette présentation de loups sous cette forme. S’il faut préserver l’esprit de l’évènementiel, pourquoi ne pas demander à l’artiste de réaliser des sculptures ou toute autre représentation de loups ? Il y aurait ainsi une réelle création artistique et non pas une simple mise en scène du vivant.

Il faut surtout faire disparaître cette évocation d’ »oeuvre d’art » de cette exhibition. Au minimum la remplacer par « Sur une idée de (nom de l’artiste)… »

Nous demandons également que si l’exhibition est maintenue, cette évocation du loup soit accompagnée d’un aspect pédagogique, afin que le public reçoive une information objective sur l’animal et sa cohabitation avec l’homme.

Nous sommes disposés à collaborer avec l’organisation pour envisager cet aspect pédagogique qui pourra prendre la forme de panneaux placés à proximité du lieu de présentation des loups, pour qu’elle procure au public des supports objectifs sur la réalité du loup, son comportement et sa situation dans le contexte de son retour en France. C’est la seule attitude possible pour contribuer à la démarche menée par le monde scientifique et naturaliste pour Conservation des espèces.

Votre association, qu’elle travaille dans le domaine de la protection animale ou dans celui de la conservation naturaliste, sera la bienvenue à nos côtés pour tenter de faire changer cette présentation saugrenue tout autant que dangereuse.
En tant que particulier, un email témoignant votre réprobation sera aussi très important. Nous éditerons les messages reçus et les transmettrons à l’organisation.

Contactez-nous pour nous faire part de votre soutien, de vos remarques et suggestions d’actions.

info@noa-france.org

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NOA a besoin de vous.

Nous avons le souhait de créer des équipes régionales qui auront pour mission de représenter NOA localement, de remonter les infos du terrain, d'enquêter sur place et de relayer les actions.
Si cette mission (bénévole bien sûr) vous motive, merci de nous contacter par mail et de nous joindre un CV et quelques lignes de motivation.
info (at) noa-france.org
A bientôt !