Archive pour la catégorie ‘Deux oursons à sauver’
Ce sera long… mais çà avance.
Quelques nouvelles de nos oursons, qui n’en sont plus vraiment car ils ont maintenant un an et demi !!!
NOA s’en occupe activement et la phase de médiatisation et de risques semble s’estomper. L’administration semble avoir pris des orientations plus « humaines » et promet de trouver une solution satisfaisante pour tout le monde, et conforme aux réglementations. La Bosnie a adhéré à la CITES en Avril 2009, mais n’a pas encore désigné d’autorité responsable des tâches nécessaires.
Deux ministères sont pressentis. La Bosnie affiche une forte volonté de se conformer aux pratiques des pays de la communauté européenne et veut agir dans un contexte serein et conforme aux réglementations internationales.
Cela demandera encore du temps. NOA est en contact plusieurs fois par semaine avec les responsables de ces ministères, et dès que les choses seront en place, la procédure d’export sera lancée.
Autre bonne nouvelle : la fondation allemande qui accueillera les deux ours est en train de finaliser son nouveau sanctuaire, dans une région parfaitement adaptée. Un paradis des ours maltraités, en quelque sorte !
Nouvelle demande au ministère…
Les choses ont un peu bougé au pays des oursons. Suite aux nombreuses interventions -dont celle de la Fondation B.Bardot- il semble que l’administration se soit une peu intéressée à la situation. Le ministre en charge de ces questions nous a apporté une réponse selon laquelle il donnerait des instructions pour remettre les ours dans leur milieu naturel.
Bien que cette intention manifeste une bonne volonté, et qu’elle permet d’espérer éviter l’euthanasie des animaux, elle ne répond pas à la situation. Les 2 ours n’ont pas bénéficié de l’éducation par leur mère et seront totalement incapable de survivre dans la nature. La seule issue possible est de leur donner asile dans un centre spécialisé et nous devons obtenir une autorisation d’export pour pouvoir leur donner un lieu de vie convenable.
Le centre d’hébergement pour ours en Allemagne a signifié officiellement son accord pour l’hébergement. C’est aussi un très grand pas de franchi
Nous avons donc bien progressé depuis le début de cette action, même si la route est encore longue. Une partie des dons qui nous sont parvenus a été débloquée pour subvenir aux besoins des ours, pour leur apporter de la nourriture sur place, pour permettre les déplacements et les communications avec les administrations impliquées. Sans cette aide, rien n’aurait encore avancé. Il faut continuer, pour obtenir très vite l’autorisation et pour continuer à maintenir en état les deux oursons.

L'équipe NOA apporte de la nourriture sur place.
Voici la lettre de relance que nous avons envoyée au ministère, suite aux échanges déjà effectués. (traduction)
« Ministère fédéral de l’Agriculture, des Eaux et des Forêts
Cabinet du Ministre
N / r mr M.. sc. Damir Ljubic, ministre
Monsieur le Ministre,
La Fondation pour la protection des animaux de Mme Brigitte Bardot et notre partenaire pour ce projet NOA-France nous ont transmis votre réponse à la demande de Mme Bardot. On nous a demandé de vous l’expliciter. Nous vous avons adressé une demande de délivrance de l’autorisation d’exporter 2 ours de Gornji Vakuf (F B & H) pour leur placement dans un sanctuaire pour les ours en Allemagne. A en juger par votre réponse à Mme Bardot, avant toute interprétation de vos réponses, nous constatons qu’il est nécessaire d’expliquer une nouvelle fois notre demande.
Il s’agit de 2 ours brun (Ursus arctos), mâle et femelle, de la même portée d’environ 20 mois. Ils se trouvent depuis déjà 18 mois dans un étang privé de M. Fahrija Celic, Gornji Vakuf-Bistricka Rijeka. Sur la base de la loi sur la protection et le bien-être de B & H, l’analyse précédente et de la préparation, nous avons lancé un projet pour leur apporter des soins humanitaires et convenables pour plusieurs raisons:
1. En raison de la base juridique, qui interdit explicitement la détention et l’élevage d’animaux sauvages en dehors de leurs habitats naturels, et dans des endroits que la B & H décrit dans ses lois relatives aux populations d’animaux sauvages, en particulier la Loi sur la protection et le bien-être qui constitue un droit fondamental dans ce domaine;
2. En raison des obligations légales de notre association qui se doit de signaler les cas de traitement inadéquat des animaux et d’offrir des solutions adéquates;
3. En raison du fait qu’en B & H, il n’ya pas de logements dignes et adéquats en cas de maltraitance de l’ours brun.
4. En raison des informations que nous avons reçues de plusieurs institutions, selon lesquelles les inspecteurs de la chasse imposeraient des sanctions à M. Celic, ce qui conduirait directement à mettre en danger la vie de ces animaux.
Les arguments fondamentaux pour obtenir l’approbation pour le transport résultent de la constatation des faits que nous avons nous même effectuées avec la participation d’experts.
1. M. Celic n’est pas propriétaire des ours, peu importe comment ils ont été obtenus, et il n’a jamais eu la permission de les détenir par les institutions compétentes. Cette autorisation ne peut pas lui être accordée compte tenu des dispositions de Loi qui interdit formellement cette détention. Les ours ont été illégalement détenus;
2. Étant donné que les ours ont été capturés pris dans la nature à l’âge de 1-2 mois et qu’ils ont 18 mois en captivité, ils ne peuvent pas être replacés dans des HABITATS NATURELS parce que jusqu’à présent les hommes les ont nourris et parce qu’ils n’ont pas eu l’occasion d’être éduqués par leur mère. Ils seront incapables de trouver leur nourriture. Les oursons sont éduqués par leur mère pendant plus de 2 ans pour savoir comment trouver de la nourriture dans la nature. Si ils devaient être relâchés dans la nature, ils se rapprocheraient d’un village à la recherche de nourriture. Ainsi, ces 2 ours sont perdus pour notre nature depuis l’instant où ils ont été prélevés dans leur environnement;
3. Lors de nos visites de terrain nous avons constaté :
De mauvaises conditions de maintien (tout à fait contraire à la réglementation exigée par la législation sur la protection et le bien-être des animaux en B & H).
Le détenteur les attache avec un chaîne autour du cou sur le bord d’un étang où ils ont la capacité de faire quelques pas ou dans des niches d’environ 2m x 2m x 1,5 m qui servent de résidence pour les deux ours. Ces conditions ont un impact direct sur leur santé, car ils n’offrent pas la possibilité de former une masse musculaire adéquate et le tonus musculaire, ce qui signifie que leur santé est menacée. Les deux manières de détention sont inacceptables en termes de sécurité, car il a été utilisé des matériaux qui ne sont pas assez solides pour contenir ce genre d’animaux très puissants.
Une alimentation insuffisante
Le gardien les nourrit exclusivement de nourriture végétale. Ce genre de nourriture est absolument inacceptable si l’on tient compte du fait que pour ce genre d’ours omnivores, en particulier au cours de leur développement, il est important d’obtenir des protéines d’origine animale, et une plus grande quantité de calcium nécessaire à un développement physique correct. La mauvaise nutrition est due en partie au fait que le gardien cherche à les maintenir en forme physique en dépit du danger qu’ils représentent. A en juger par l’établissement commercial, le propriétaire sollicite les clients du restaurant pour leur acheter une boisson qui risque dans le temps de compromettre leur santé par altération des fonctions vitales, et en particulier du fonctionnement du foie.
4. Sexe opposé
Comme il s’agit d’un mâle et une femelle, c’est un problème supplémentaire et leur séparation doit être effectuée avant le début de leur maturité sexuelle.
5. Âge
Notre vétérinaire officiel, Dr Ljiljana Damjanovic a constaté sont en très mauvaise condition physique en raison de la mauvaise nutrition et des conditions de détention. Ils ont besoin de soins et de traitements vétérinaires pour pouvoir satisfaire aux conditions de l’Annexe-6 et supporter leur transport vers le sanctuaire en Allemagne, selon les réglementations européennes. La recommandation est de les transporter au plus vite afin d’éviter les conséquences psychologiques causés par une détention inadéquate. Puisque l’espérance de vie d’un ours brun est de 40-45 ans, leur âge de 20 mois leur donne une chance de récupération et d’un longue vie.
Sur la base de ces faits et en tenant compte de la loi sur la protection et le bien-être animal, et de l’engagement de la B & H vis à vis de la communauté européenne au sujet des espèces animales menacées, nous avons commencé le projet pour leur transport et leur hébergement dans les meilleures conditions.
À cet égard, nous vous avons adréssé les documents suivants :
- Une déclaration de notre partenaire NOA-France d’assumer l’obligation d’obtenir les permis nécessaires à l’importation dans l’UE et l’obligation de financement de l’ensemble du projet;
- Une déclaration du « Bärenpark Worbis / Schwarzwald », en Allemagne acceptant l’accueil dans son centre spécialisé dans l’hébergement des ours;
- Une déclaration selon laquelle l’export n’a aucun caractère commercial, qu’il répond à une raison humanitaire, et que nous allons obtenir tous les documents nécessaires nécessaires en conformité avec les lois applicables en B & H et dans les pays de l’Union Européenne.
Nous avons fait parvenir des documents supplémentaires concernant le projet mené à bien pour le transport de l’ours Miljen en France, qui peut servir d’exemple pour les documents à établir.
Par E-mail, nous vous avons envoyé les photos des ours afin de démontrer qu’ils sont dans des conditions inacceptables et que leur réinstallation dans des conditions adéquates est nécessaire.
Monsieur le Ministre, ces ours n’ont à ce jour aucun avenir en B & H. Malheureusement, s’ils ne sont pas transportés rapidement au centre de réhabilitation pour les ours, vous n’aurez plus que 2 solutions : les laisser continuer à résider dans l’étang de M. Celic jusqu’à ce qu’ils prennent conscience de leurs forces et leurs capacités, ou décider les faire tuer par les inspecteurs de la chasse. Dans les deux cas, cela signifie leur mort.
La mobilisation nationale et internationale pource projet est démontrée par la pétition internationale signée par plus de 1000 personnes originaires de Bosnie et partout dans le monde.
Le facteur humain a joué avec la vie de ces oursons dans sa forme la plus brutale, et parce que nous ressentons l’obligation envers la communauté tout entière de B & H, de corriger cette erreur en investissant tous les efforts des autorités compétentes pour prendre en considération l’intérêt des animaux, d’autant plus que qu’il est régi par une base juridique et qu’il constitue une obligation.
Nous vous demandons de prendre une décision favorable et de consentir à leur exportation, car c’est la seule décision correcte possible. Nous sommes à votre disposition pour tout complément d’information et pour vous fournir toute documentation nécessaire.
Cordialement,
Dragomir Mijic
NDA Président
Banja Luka, le 12 Octobre 2009″
Les 2 oursons : quelques nouvelles
Le chaud et le froid soufflent en alternance. Un jour apporte l’espérance, le lendemain son flot de craintes. Après avoir donné verbalement son « feu vert » pour le sauvetage des 2 oursons, l’administration locale ou une autre autorité ministérielle a déclaré vouloir tuer les ours appartenant à des particuliers.
Après que les autorités aient fait part de leur décision d’exécuter tous les ours détenus en contravention avec la nouvelle loi sur la protection animale et la conservation des espèces, NOA BiH a immédiatement contacté le ministère afin de demander la suspension de cette décision et renouveler sa demande d »autorisation d’export. NOA France a adressé au même ministère un courrier attestant de la prise en charge des formalités administratives et des soins vétérinaires préparatoires, tout en expliquant que l’exécution des ours serait une action désastreuse pour l’image de marque de la Bosnie et ne pourrait que nuire aux rapprochements avec l’Europe.
NOA France a montré aux autorités que des solutions existent. Un lieu d’accueil spécialisé a été trouvé. NOA France a transmis un reportage montrant la qualité et l’adéquation de ce centre pour l’hébergement des ours qui pourront y couler une existence dans des conditions proches de leur milieu naturel.
NOA France travaillera également avec NOA B&H à la réalisation d’un projet de sanctuaire pour la faune sauvage (ours-loups) doublé d’un site pédagogique.
Nous avons bénéficié de plusieurs soutiens importants, qui ont été largement relayés dans la presse et les médias locaux. Il faut maintenant souhaiter que l’administration de la Fédération de Bosnie comprendra que cette mobilisation a pour but de sauver ces deux oursons, mais aussi de l’aider dans sa progression vers une société plus conforme aux espérances européennes.
NOA France consacre son énergie à cette opération. Rien n’est négligé et les contacts avec les responsables locaux se font quasiment en continu, tout comme la préparation de l’accueil dans le centre de destination et celle des procédures de transport.
Nous commençons à recevoir quelques dons et nous avons toujours bon espoir d’arriver à réaliser ce sauvetage. Mais nous sommes réalistes, et nous ne dépenserons pas inutilement les fonds qui nous sont confiés. Question d’honnêteté envers ceux qui ont répondent à notre appel. Nous n’encaisserons les dons qu’à partir du moment où nous aurons la certitude que les autorités de Bosnie Herzégovine autoriseront l’export des deux oursons.
Rien n’est encore gagné. Nous travaillons avec obstination pour convaincre l’administration. Les négociations sont menées en parfaite connaissance du fonctionnement des autorités de Bosnie Herzégovine, par l’équipe de NOA B&H, avec le renfort de NOA France, et donc de ceux qui nous aident !!!
En attendant la bonne nouvelle espérée du permis d’export, nous continuons à préparer les opérations de transport et d’accueil, car elles conditionneront l’obtention de l’accord définitif. Nous avons constitué une équipe vétérinaire sur place, qui procèdera aux vaccinations et marquages nécessaires.
Nous devons rester mobilisés pour toutes ces opérations, et préparer le moment où il faudra très vite agir. Dès que l’administration aura donné un accord ferme sur la délivrance du permis, il faudra intervenir immédiatement. Et pour cela nous devons disposer d’une réserve financière suffisante.
NOA France compte sur vous. Chaque donateur peut demander un justificatif de son versement. Celui-ci sera envoyé de préférence par email afin d’économiser les frais de courrier postal (si vous avez une adresse email, n’oubliez pas de nous la communiquer en envoyant votre chèque).
Nous espérons pouvoir très prochainement vous donner une bonne nouvelle…
Voici l’adresse à laquelle adresser votre don :
NOA France
34 rue Jacques Ferny
76760 Yerville


Jouet d’un jour, martyr pour toujours…
Voici quelques images tournées peu après la capture des oursons. Lorsqu’ils grandiront, les « peluches » ne seront plus amusantes et deviendront de véritables problèmes pour ceux qui les ont amenés dans le monde des hommes.
Il est impossible de les replacer dans leur monde naturel : ayant goûté à la « civilisation », n’ayant plus peur de l’homme, ils deviendraient des « ours à problèmes » et seraient immédiatement abattus.
Leur seule chance, c’est vous qui pouvez la leur donner : aider à financer leur transfert et leur accueil dans un centre-sanctuaire où ils vivront une existence sans danger, en compagnie d’autres ours, sur un très grand territoire boisé, vallonné, rocheux, proche de leur habitat naturel.
Aidez les deux oursons….Aidez nous, aidez NOA à leur donner une vie digne d’un ours !
Faites votre don par chèque libellé à l’ordre de : Association NOA France
et envoyez-le à :
NOA France
34 Rue Jacques Ferny
76760 YERVILLE
Cet ourson et sa soeur ne doivent pas mourir !!! Vous pouvez encore le sauver.

Centre de la Bosnie-Herzégovine, début 2008 : Un coup de feu claque dans la montagne, déchire le silence. L’ourse tombe et ne se relèvera pas. Arrivés près du corps encore chaud, les chasseurs découvrent deux grosses boules de poils. L’ourse avait deux oursons, gros chacun comme un petit chien. Apeurés, affolés, ne comprenant pas ce qui leur arrive, ils se laissent aisément capturer et c’est pour eux le début d’un enfer.
Amenés dans le monde des hommes, ils deviennent curiosités et jouets, amusants par leurs pitreries, leurs grognements, leurs gesticulations qui ne sont en réalité que de vaines tentatives pour échapper à leurs geôliers.
Le quotidien reprend très vite ses droits et les oursons ne font plus la une… Très vite, la cage à chiens qui fut leur première prison devient trop exiguë. Qu’à cela ne tienne. Une courte chaîne, un collier étrangleur feront l’affaire et voila nos oursons attachés sur l’emprise d’une pisciculture , livrés à eux mêmes, et servant d’amuse touristes ou de divertissement pour les clients du café voisin.
En toute légalité à cette époque.
NOA, qui avait travaillé au sauvetage de l’ours Miljen, avait eu vent de cette situation, mais dans un contexte politique complexe, sans législation interdisant de telles pratiques, rien n’était faisable pour porter assistance aux deux oursons. Ce n’est pas pour autant que NOA les abandonnait.
Après bien des mois de négociations et d’actions auprès des administrations et des gouvernements, une loi exemplaire en matière de protection animale fut adoptée au printemps 2009. Il était dès lors possible d’intervenir sur une détention devenue illégale. L’équipe NOA put alors démarrer une campagne d’actions et d’appels à un large soutien international pour obtenir l’autorisation de reprise des animaux et d’export vers un centre de sauvetage adapté. Des semaines s’écoulèrent encore avant que l’administration ne donne son feu vert, en ce début Septembre.
Il faut maintenant faire très vite. Le rude hiver de Bosnie Herzégovine va arriver d’ici deux mois, avec son cortège de neige et de glace. Les oursons ont grandi. Ils ont un an et demi. S’ils sont encore loin d’être adultes, ce ne sont plus les petites boules de poils amusantes qui faisaient rire les gens de la rue. Livrés à eux mêmes, le caractère sauvage a repris le dessus, et il n’est plus question de les approcher sans risques. Personne ne va desserrer le collier qui les attache à la chaîne, et s’il était un peu grand au début, il rentre désormais dans les chairs et petit à petit va étrangler les animaux. L’année dernière, ils étaient encore petits et ont passé les jours de grande froidure dans les cages à l’intérieur des bâtiments. Ce ne sera plus le cas cette année, et si le transfert n’intervient pas rapidement, une mort atroce les guette.




Nous avons maintenant l’assurance de pouvoir les sauver. NOA a les compétences sur place pour procéder à toutes les démarches, administratives et vétérinaires. Mais ce sera la toute première fois que la Fédération de Bosnie autorisera l’export d’un ours, et les formalités seront longues et coûteuses. Il faudra en même temps « préparer » les ours sur le plan sanitaire : vaccins et rappels, puçage, identification génétique, …
Lorsque tout sera prêt, il faudra transporter les deux ours vers leur nouveau domaine, quelque part en Europe. ( peut être préciser l’endroit si vous le connaissez )
Le sauvetage de ces deux oursons est un devoir pour nous tous.
Un devoir « animalitaire » car nous n’avons pas le droit de laisser ces animaux mourir dans de telles souffrances ni même d’envisager un éventuel futur dans l’enfermement d’une cage exiguë où on les fera boire de la bière et autres alcools pour l’amusement malsain des humains.
Un devoir « conservatoire » également, car il est primordial de sauver ces animaux détenus dans des conditions illégales, pour témoigner aux gouvernements la reconnaissance internationale de leurs progrès en matière de droit de l’animal, les encourager à mettre les nouvelles lois en application et à préserver leur richesse faunistique patrimoniale. Ces régions sont les derniers sanctuaires sauvages de l’Europe géographique et nous n’avons pas le droit de laisser faire par négligence si nous voulons que les générations à venir puissent encore voir des arbres et des ours, en vrai. La Bosnie-Herzégovine, c’est tout près… 1500 km seulement.
Il n’y a pas de « petits dons ». Toute somme collectée est importante, capitale. 50 euros, c’est un plein de carburant qui permet d’aller accomplir une démarche, une formalité à la capitale ou de se rendre sur le site où se trouvent les animaux. 10 euros, c’est de la nourriture pour aider les ours à survivre en attendant le transfert,…
Aidez nous, aidez NOA, aidez les deux oursons….
Au fait, j’ai oublié de vous donner leurs noms :
L’oursonne c’est DUDA, et l’ourson, sur place, ils l’ont appelé PIERRE !
Faites votre don par chèque libellé à l’ordre de : Association NOA France
et envoyez-le à :
NOA France
34 Rue Jacques Ferny
76760 YERVILLE
Si vous souhaitez obtenir un justificatif pour votre versement, indiquez-le et nous vous l’adresserons par retour de courrier.
Si vous avez une adresse email, joignez-la à votre chèque et nous vous adresserons le justificatif en PDF.
Centre de la Bosnie-Herzégovine, début 2008 : Un coup de feu claque dans la montagne, déchire le silence. L’ourse tombe et ne se relèvera pas. Arrivés près du corps encore chaud, les chasseurs découvrent deux grosses boules de poils. L’ourse avait deux oursons, gros chacun comme un petit chien. Apeurés, affolés, ne comprenant pas ce qui leur arrive, ils se laissent aisément capturer et c’est pour eux le début d’un enfer.
Amenés dans le monde des hommes, ils deviennent curiosités et jouets, amusants par leurs pitreries, leurs grognements, leurs gesticulations qui ne sont en réalité que de vaines tentatives pour échapper à leurs geôliers.
Le quotidien reprend très vite ses droits et les oursons ne font plus la une… Très vite, la cage à chiens qui fut leur première prison devient trop exiguë. Qu’à cela ne tienne. Une courte chaîne, un collier étrangleur feront l’affaire et voila nos oursons attachés sur l’emprise d’une pisciculture , livrés à eux mêmes, et servant d’amuse touristes ou de divertissement pour les clients du café voisin.
En toute légalité à cette époque.
NOA, qui avait travaillé au sauvetage de l’ours Miljen, avait eu vent de cette situation, mais dans un contexte politique complexe, sans législation interdisant de telles pratiques, rien n’était faisable pour porter assistance aux deux oursons. Ce n’est pas pour autant que NOA les abandonnait.
Après bien des mois de négociations et d’actions auprès des administrations et des gouvernements, une loi exemplaire en matière de protection animale fut adoptée au printemps 2009. Il était dès lors possible d’intervenir sur une détention devenue illégale. L’équipe NOA put alors démarrer une campagne d’actions et d’appels à un large soutien international pour obtenir l’autorisation de reprise des animaux et d’export vers un centre de sauvetage adapté. Des semaines s’écoulèrent encore avant que l’administration ne donne son feu vert, en ce début Septembre.
Il faut maintenant faire très vite. Le rude hiver de Bosnie Herzégovine va arriver d’ici deux mois, avec son cortège de neige et de glace. Les oursons ont grandi. Ils ont un an et demi. S’ils sont encore loin d’être adultes, ce ne sont plus les petites boules de poils amusantes qui faisaient rire les gens de la rue. Livrés à eux mêmes, le caractère sauvage a repris le dessus, et il n’est plus question de les approcher sans risques. Personne ne va desserrer le collier qui les attache à la chaîne, et s’il était un peu grand au début, il rentre désormais dans les chairs et petit à petit va étrangler les animaux. L’année dernière, ils étaient encore petits et ont passé les jours de grande froidure dans les cages à l’intérieur des bâtiments. Ce ne sera plus le cas cette année, et si le transfert n’intervient pas rapidement, une mort atroce les guette.
Nous avons maintenant l’assurance de pouvoir les sauver. NOA a les compétences sur place pour procéder à toutes les démarches, administratives et vétérinaires. Mais ce sera la toute première fois que la Fédération de Bosnie autorisera l’export d’un ours, et les formalités seront longues et coûteuses. Il faudra en même temps « préparer » les ours sur le plan sanitaire : vaccins et rappels, puçage, identification génétique, …
Lorsque tout sera prêt, il faudra transporter les deux ours vers leur nouveau domaine, quelque part en Europe. ( peut être préciser l’endroit si vous le connaissez )
Le sauvetage de ces deux oursons est un devoir pour nous tous.
Un devoir « animalitaire » car nous n’avons pas le droit de laisser ces animaux mourir dans de telles souffrances ni même d’envisager un éventuel futur dans l’enfermement d’une cage exiguë où on les fera boire de la bière et autres alcools pour l’amusement malsain des humains.
Un devoir « conservatoire » également, car il est primordial de sauver ces animaux détenus dans des conditions illégales, pour témoigner aux gouvernements la reconnaissance internationale de leurs progrès en matière de droit de l’animal, les encourager à mettre les nouvelles lois en application et à préserver leur richesse faunistique patrimoniale. Ces régions sont les derniers sanctuaires sauvages de l’Europe géographique et nous n’avons pas le droit de laisser faire par négligence si nous voulons que les générations à venir puissent encore voir des arbres et des ours, en vrai. La Bosnie-Herzégovine, c’est tout près… 1500 km seulement.
Il n’y a pas de « petits dons ». Toute somme collectée est importante, capitale. 50 euros, c’est un plein de carburant qui permet d’aller accomplir une démarche, une formalité à la capitale ou de se rendre sur le site où se trouvent les animaux. 10 euros, c’est de la nourriture pour aider les ours à survivre en attendant le transfert,…
Aidez nous, aidez NOA, aidez les deux oursons….
Au fait, j’ai oublié de vous donner leurs noms :
L’oursonne c’est DUDA, et l’ourson, sur place, ils l’ont appelé PIERRE !






