Voici l’oeuvre d’art !!!
Estuaire à Nantes : les loups dans les douves du château
envoyé par presseocean. – L’info video en direct.
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Malgré les protestations, les loups sont arrivés hier soir dans les douves du chateau. La communication avait fait état d’une végétation naturelle, d’un « laisser-pousser » de la flore pour recréer un environnement naturel.
Nous ne voyons ici que des pelouses rases sur lesquelles les animaux ne trouveront pas de refuge pour échapper à la curiosité du public.
Ils ne sont certes pas plus malheureux que certains de leurs semblables enfermés dans des cages ou des enclos bétonnés, mais la mascarade reste entière.
La question de l’assimilation à une oeuvre d’art reste elle aussi entière et bien posée. La video parle d’elle même… Où est l’oeuvre d’art dans la vision de loups sur une pelouse ?
L’organisation ( Programmation Arts Plastiques / Visual Arts / Le lieu unique ) continue d’affirmer que cette exhibition est une véritable oeuvre d’art de Stéphane Thidet (voir ci-dessous la réponse à notre courriel)
Selon elle il s’agit réellement d’une oeuvre d’art, du même ordre que l’enfermement en 1974, durant 4 jours d’un « artiste » avec un coyote spécialement capturé pour l’occasion. Elle s’extasie également devant ce placement sur une pelouse, absolument constitutif à lui seul d’une véritable oeuvre d’art. Elle n’est pas loin de penser non plus que la création originale de l’artiste confine à la création divine…
Elle assure mettre en place des médiateurs, mais ceux ci-seront essentiellement chargés d’expliquer au public le « propos artistique ».
Nous avons contacté la Direction de la Culture de la Ville de Nantes, qui a répondu avoir transmis notre requête au CRDC, structure organisatrice de la Biennale Estuaire. Quelle sera sa réponse ? Notre demande d’annuler la qualification d’ »oeuvre d’art » pour cette exhibition, et de remplacer les panneaux de justification du propos artistique par des panneaux pédagogiques sur le loup, sa biologie et son éthologie sera-t-elle prise en compte ?
Parlons également budget…
A l’heure où bien des familles vivent dans l’angoisse du lendemain, dans la précarité, pour qui les fins de mois sont hypothétiques, pour qui quelques euros permettent de mettre quelque chose dans l’assiette des gamins, c’est une enveloppe de UN MILLION d’euros qui est attribuée pour le seul volet de l’art éphémère auquel est rattachée cette présentation de loups… (le budget total de l’événement « Estuaires 2009″ étant de HUIT MILLIONS d’euros)
Une telle manne providentielle n’eut-elle pas été plus appréciée si une quote part avait été consacrée à un « meilleur être » des habitants de la région ? Une toute petite partie de ce budget aurait aussi fait le bonheur, au delà de toutes leurs espérances, de toutes les associations et organismes naturalistes et scientifiques qui oeuvrent à longueur d’année pour accompagner le plus harmonieusement possible le retour du loup et gérer sa cohabitation avec l’homme.
Nous avons attendu jusqu’au dernier moment, en espérant que cette idée saugrenue ne serait qu’un coup de pub, et que les loups exposés seraient des « oeuvres d’art » bien réelles, créées par un artiste, cette fois sous forme de statues, de formes, de silhouettes ou toute autre conception issue de son intellect. Hélas, les annonces étaient bien vraies et ces loups seront là pendant 3 mois, récupérés au profit d’une communication qui a besoin de polémique pour exister.
Nous renouvelons donc notre appel à contester cette récupération et la qualification d ‘oeuvre d’art. Nous demandons que tous les organismes impliqués dans la gestion naturaliste du loup fassent connaître autour d’eux cette mascarade, orchestrée et financée par une administration qui, petite excuse, a pu être leurrée par des organisateurs influents.
Si la Ville de Nantes n’exige pas le retrait de la qualification « d’oeuvre d’art » et ne remplace pas l’explication du propos artistique par une ensemble pédagogique sur le loup, elle se couvrira de ridicule en même temps que l’artiste et se fera complice de cette mascarade, méritant les éventuels reproches de ses habitants pour une telle utilisation des fonds publics.
— Ci-dessous la réponse de l’organisateur au courrier que nous lui avons adressé —
(nos demandes, questions et remarques sont en italiques)
Monsieur,
Votre message portant essentiellement sur des considérations d’ordre artistique, je me permets de vous répondre directement en tant que co-programmateur artistique d’Estuaire 2009.
Laissez moi reprendre, morceau par morceau, le paragraphe que vous mettez en exergue dans votre courrier.
« Nous avons beaucoup de mal à comprendre et encore moins à accepter cette démarche et cette conception. Une oeuvre d’art naît de l’esprit et des mains de l’artiste concepteur, qu’elle prenne une apparence matérielle, figurative ou abstraite. Certainement pas de l’utilisation du vivant !!! Et encore moins lorsque celui-ci fait l’objet d’une protection par les conventions internationales. »
L’œuvre d’art est avant tout cosa mentale comme le disait Leonard de Vinci. Elle est le fruit d’une démarche intellectuelle. Cette idée ne date pas d’hier. Quant aux mains de l’artiste, cela fait quelques décennies qu’elles ne sont pas nécessairement utilisées pour faire œuvre. Marcel Duchamp n’a pas sculpté un urinoir pour sa fontaine, mais, par un pied de nez à l’institution muséale, l’a simplement déplacé. Quant à l’utilisation du vivant, elle est loin d’être absente de l’histoire de l’art. Pour mémoire, la magistrale performance de Joseph Beuys en 1974 à New York, J’aime l’Amérique et l’Amérique m’aime où l’artiste s’est enfermé 4 jours et 4 nuits avec un Coyote qui venait d’être capturé.
De surcroît, à la lecture des communiqués publiés ici et là, l’exhibition de ces loups s’accompagne d’un message évocateur de l’animal symbole d’une peur ancestrale. Cette vision risque fort de compromettre les efforts menés par de nombreux organismes qui travaillent sur la problématique du retour du loup et de son intégation dans l’environnement contemporain.
Par le geste qu’il propose, l’artiste pose justement la question de la cohabitation de l’homme et de l’animal et donc de son intégration à notre environnement ! De la même façon que Beuys en 74 dénonçait une société qui opposait les espèces et empêchait leur cohabitation, l’artiste souhaite ici que l’homme cède pour un temps son territoire à une bête qu’il a si longuement pourchassé. C’est je pense un geste qui est loin d’être anodin, mais au contraire un symbole fort. En outre, vous regrettez que cet animal incarne une peur ancestrale, mais ce n’est pas l’artiste qu’il faut accuser pour cela ! Comme vous et moi, il a entendu petit les histoires effrayantes où la grand mère se fait dévorer par le grand méchant loup, où la bête égorge sauvagement les jeunes filles dans le Gévaudan. Ces images sont ancrées dans notre inconscient individuel et collectif, qu’on le veuille ou non ! Ce qui ne veut pas dire qu’un travail en conscience peut être fait par l’homme, et c’est bien à ça que l’artiste nous invite.
Nous n’avons certes pas vocation à apprécier ou critiquer la conception artistique. Chacun pourra juger du degré artistique d’un chalet en bois dans lequel il pleut continuellement. Cela ne nuira à rien ni à personne, sauf peut-être au sol du hall d’expo… Mais nous nous élevons contre l’utilisation des loups dans un tel contexte. Si des animaux vivants sont considérés et présentés comme des oeuvres d’art, faut il voir l’artiste comme le « Créateur suprème » (« Dieu » pour faire simple…).
Cette question de l’artiste créateur n’est absolument pas dans le propos de Stéphane Thidet, mais personnellement, je la trouve très intéressante. Elle est d’ailleurs présente, dans l’œuvre D’Io de Gino de Dominicis, qui mêle dans son titre même le mot Dieu et de Moi, et que je vous invite à aller voir, ou plutôt entendre, à la Chapelle de Béthléem de Saint-Jean de Boiseau. De Dominicis a souvent, comme d’autres grands artistes avant lui, posé la question de l’artiste démiurge.
Vous pourrez répondre que l’oeuvre d’art n’est pas le loup en tant que tel, mais sa présence physique dans un lieu et dans un contexte… Mais le fait de placer 6 loups dans un fossé de château en laissant pousser la végétation est-il constitutif d’une oeuvre ? «
Vous avez parfaitement compris : l’œuvre n’est pas le loup. Et je vous confirme que le fait de placer une meute de loups dans des douves de château que l’homme a peu à peu transformé en parc public pour son loisir en laissant un temps à la nature pour qu’elle reprenne ses droits est constitutif d’une œuvre. C’est d’ailleurs plutôt, comme l’artiste le dit lui-même, un geste lui même constitutif d’une œuvre.
Enfin, veuillez être tout à fait rassuré sur nos capacités de communication au public : une équipe de médiateurs a été spécialement formée pour informer objectivement le public sur les loups. De plus, des panneaux informeront précisément le public sur le propos artistique et le garderont de pratiques à risques pour les animaux et pour eux-mêmes.
Programmation Arts Plastiques / Visual Arts
Estuaire 2007/2009/2011
Le lieu unique – BP21304 – 44013 Nantes cedex 1







Bonjour,
Je trouve déplorable l’utilisation du loup et de tout animal sauvage à des fins antropocentriste, commerciale, artistique…
L’animal sauvage doit être libre et rien d’autres.
Bientôt viendra le temps où l’Europe reverra Bisons, Loups, Ours, Lynx, Chevaux sauvages parcourir ses étendues. L’équilibre entre les herbivores et les carnivores, les prédateurs naturels et leurs proies, retrouvé.
La nature au service de l’homme tel que vous le concever n’a pas lieu d’exister.
Michel CHALVET
Administrateur de la Sepanso Béarn, Président du Geob et membre de Ferus.
je viens de lire vos publications! d’abord enchantée par la présence des loups à nantes et par conséquent la possibilité de les voir quotidiennement, je n’avais pas toutes les informations!passionnée par cet animal fascinant,naivement je n’avais pas imaginée une seule seconde qu’ils puissent être utilisés comme support d’une « oeuvre artistique »! Je m’insurge donc à vos côtés contre ce procédé mais je dois vous avouer que je ne pourrais pas m’empecher d’aller chaque jour les voir évolués à 500 m de chez moi! j’essayerais de faire abstraction de la forme et ne prendrais que le fond: réaliser un rêve d’enfant observé des loups en semiliberté! cependant vous pouvez compter sur mon soutien pour présenter ce projet comme pédagogique et en faveur de la réhabilitation du loup! notons à ce sujet que la France est un des rares pays où le loup a si mauvaise réputation, il est temps de faire changer les choses et peut etre est ce là l’occasion! bravo pour votre tarvail! n’hésitez pas à me contacter Valérie Joannes
Le lieu est totalement inadapté aux loups, c’est une prison en plein air ! Ils ne sont « tranquilles » que la nuit, et encore. Où passent-ils la nuit d’ailleurs ? Quel « éléveur » a accepté ces conditions déplorables ?
Quelqu’un a-t’il estimé le préjudice psychique chez ces loups après une telle expérience ?
Il faut espérer que celà se passe sous une surveillance de chaque instant , afin d’empêcher les actes de malveillance : jet de projectiles, jet de boulette empoisonnées et autres stupidités cruelles.
Ce n’est pas un espace naturel pouvant convenir à des loups….. Où passent-ils la nuit ces loups ? N’y aurait-il pas un risque de conséquences psychiques un brin négative pour les loups ?
J’espère qu’il a été organisé une surveillance efficace afin d’empêcher certains actes cruels et stupides : jet de pierres, de boulettes empoisonnées, de projectiles divers….Ca se voit chaque jour dans les zoos et parcs animaliers, malheureusement.
Effarée, dépitée, attristée… Qu’est-ce que c’est que cette époque ??? On expose des animaux sauvages et particulièrement farouches sur une pelouse bien en vue du public, qui ne se privera pas pour lancer aux loups de la nourriture, gâteaux et bouts de sandwiches pour les voir de plus près. Ils n’ont pas l’air traumatisés sur la vidéo, ils semblent découvrir cet environnement quasi-aseptisé, mais encore une fois c’est l’image des loups qu’on bafoue : ils sont des objets qu’on place où on veut, l’humain clame haut et fort que la nature lui appartient et qu’il possède le sauvage.
Ca me fait penser au mythe du bon sauvage au 18ème siècle : on ramenait en France des « primitifs », Tahitiens, Amérindiens, qu’on exposait dans les salons parisiens, ou les riches et cultivés spectateurs s’extasiaient devant ces humains « à l’état brut », si simples, si purs, pas pervertis par la « civilisation », et qui évidemment mouraient souvent en quelques mois de maladies « civilisées ». Le public ressentait un mélange d’admiration et de mépris (l’humain sujet devenait objet), et j’ai l’impression que c’est ce genre de mélange qui fait que le loup est « à la mode » depuis quelques années. Il est un symbole, et l’homme s’en empare trop facilement. Toute oeuvre d’art étant un symbole ce n’est pas étonnant qu’une artiste décide de créer sur ce sujet, mais en effet dès qu’il s’agit du vivant j’ai du mal à admirer la prouesse. Ce n’est rien de plus qu’une mise en scène, qui n’aide absolument pas le loup.
lamentable. mais personnellement, plus RIEN ne m’étonne venant de mon espèce malfaisante.
CPN BRABANT soutient et relaie cette initiative de l’association Noa France.
Des loups vivants à Nantes présentés comme une oeuvre d’art… Par Pierre Demeure, Noa France Du 5 juin jusqu’à fin Août, dans le cadre d’ “Estuaire 2009″ la ville de Nantes exposera au public un groupe de 6 loups dans les douves du château. Il s’agit, selon les communiqués et la communication faite autour de cet évènement et après vérification auprès des organisateurs, de loups bien réels et non pas de statues. Cette exhibition d’animaux vivants est qualifiée d’oeuvre d’art.
Quand on connait le loup et sa réaction à la proximité de l’Homme !!
Le loup est un introverti, discret, timide qui fuit l’Homme
Cette exhibition est, pour eux, une véritable épreuve psychique et une atteinte à La discrétion dont il fait preuve en milieu naturel !!
Le loup aime le couvert de la forêt, les taillis …il est le roi l’invisibilité et sait se faire oublier dans son habitat naturel
Honte à la ville de Nantes qui aurait du faire appel à un étholigiste patenté ayant une connaissance approfondie de cet animal qui fuit l’Homme en toutes occasions
A quand les otaries dans les Douves ??
L’Art, le véritable, ne doit pas se complaire dans des pauvretés intellectuelles de ce genre…
L’Art véritable, sans être académique, eut été de reproduire les formes du Loup si belles et si puissantes avec des matériaux composites de notre temps saisissant , au vol, l’attitude de ses animaux dont les légendes ont envahi notre imaginaire depuis des milliers d’années !!
Réduire une meute à un tableau vivant prouve notre incapacité à respecter la Nature…et à la confiner à une curiosité de bas-étage à l’instar des cirques qui exploitent l’animal comme un objet inerte sans aucune sensibilité..
Boycotter ce type de manifestation est la meilleure solution pour montrer le respect que l’on doit aux animaux et espèces sauvages..
Je suis effarée de constater que l’on puisse considérer un animal ( loup, oiseau…) comme un objet dans le cadre d’une manifestation portée par la collectivité. Un couple de Québécois, en visite à Nantes, m’a fait part du choc ressenti en découvrant ce que je ne peux reconnaître comme étant une œuvre. Eux savent ce qu’est un loup libre et les précautions à prendre mais, surtout, ne pouvaient imaginer qu’ici, en Europe, on pouvait être aussi irrespectueux de ces animaux.
Bonjour,
Nous proposons d’enfermer 2 mois, les « artistes » dans les douves, vous les nourrirez bien, quelques peaux de bêtes à la mode ancienne devraient suffire à les vêtir, peut-être assiterons nous en direct à quelques copulations d’artistes bobos branchouilles et grassement payés, leurs portées alimenteront gratuitement les prochains délires mégalos de Monsieur Jean Blaise et de son équipe aux budgets dispendieux.
Mes enfants sont choqués, moi aussi. Je ne vois nullement l’intérêt de la présence de loups dans les douves du chateau, peut-être sommes nous bêtes, oui, ça doit être ça! Nous n’ateignons pas les hautes sphères de réflexion artistique de ces messieurs qui ont la prétention de nous rendre plus intelligents, réveler en nous des émotions enfouies dans notre minable inconscient d’homo sapiens urbain (j’habite à la campagne).
Vous pensez provoquer, créer de l’événement artistique, alors que vous êtes « l’Instituion », laquelle a besoin de s’auto nourrir de polémique; en ce sens vous êtes parvenus à vos fins. Le spectacle des loups dans les douves me remplit de tristesse et de honte.
Tout de même, ça fait cher le zoo !
Je vous salue cordialement en souvenir des beaux événements que vous avez créés par le passé.
Patrick Templé.
c une catastrophe honte a nantes!!!!!!!!! il apelle ca une oeuvre bande de cretin!!!!!quand on sait la reaction du loup pres de l homme….quel epreuve pour ces loups ..tout ca c une histoire de fric a enlever de toute urgence ce type de manifestations car c honteux!!!!!!! protegeons nos loups au lieu de faire ca bande de naze……
Oui, je suis allée voir les loups, comme beaucoup de monde. Je pensais en les regardant qu’ils avaient l’air bien malheureux, et pleins d’ennui, couchés sur la pelouse rase des douves. Il n’y a pas vraiment d’endroit pour se mettre à l’abri du soleil. Je me disais aussi qu’ils avaient peu d’espace pour évoluer et se dégourdir les pattes. Et alors un « gentil médiateur » qui était près de moi m’a expliqué que ces loups venaient d’un élevage du Var. Ils ont (parait-il) beaucoup moins d’espace pour se déplacer là-bas, et d’ailleurs le loup est un animal qui vit en meute… Pourtant, quand on leur en laisse le loisir, ils parcourent des kilomètres régulièrement, il me semble… Ce « gentil médiateur », par ailleurs très sympathique et convaincu par l’oeuvre d’art -voir la maison dans laquelle il pleut du même « artiste »)- a continué à m’expliquer que ces six loups, trois mâles trois femelles, sont une fratrie. Ils sont très jeunes, et il n’y a pas encore de dominant, même si le loup noir et un blanc semblent manifester quelques signes… Le propriétaire qui les élève d’ordinaire les « dresse à la récompense », comme les autres animaux, pour le cinéma, la pub, la télé, etc… Ils seraient donc ici en vacances ????… Vers 18h30, ils commencent à s’agiter… il y a même quelques hurlements… La jeune femme qui les a élevés (toujours d’après le « gentil modérateur »), entre alors dans l’enclos accompagnée d’un homme. Ils se dirigent vers une des portes de la séparation entre les deux enclos. Les loups sont parqués entre deux clôtures de grillage, sous la passerelle, entre deux parties des douves. Ils attendent. A 19h à peu près, l’homme se dirige vers eux qui s’agitent beaucoup, et il jette au hasard des morceaux de viande. Les loups sautent pour attraper au vol leur repas. Le plus agile est celui qui mange le mieux. Puis une porte est ouverte, et les loups sont enfermés pour la nuit. Avant-hier, le 22 juin, en passant je ne les ai pas vus dans les douves. Hier, le 23, il y en avait quatre enfermés dans une partie des douves, sans eau. Ou du moins je n’ai pas vu de bassine. Il n’avaient que l’eau croupie des douves. Les deux autres se trouvaient dans la partie où ils étaient tous le 22, là où se trouve la bassine. Il n’était pas loin de 19h, et ils s’agitaient beaucoup, tournant en parfaite synchronisation devant la barrière grillagé où on les enferme pour manger. Mais rien ne se passe. Ils se mettent alors à aller de ci, de là, certains sautent le long d’un mur sur lequel des gens assis laissent pendre leurs jambes. La hauteur de leurs sauts sans élan est impressionnante. Un père a assis ses petits enfants sur ce même mur. Il ne les tient pas. Je me demande ce qui se passerait si l’un d’eux tombait… Un loup plie les pattes antérieures et boit un peu de l’eau des douves. Ils halètent tous. L’un d’eux semble blessé à ‘épaule gauche. Il fait chaud, même après 19h. Un autre court après un des nombreux pigeons, le noir essaie de dénicher la poule d’eau qui s’est réfugiée sous la berge. Puis ils essaient de sortir la poubelle de plastique de son support, l’un d’eux mord le couvercle qui pend… Les gens qui regardent se posent des questions… je leur répète ce qu’on m’a dit… Et comme moi, ils se demandent ce que ça signifie, ces loups dans les douves… Certains confient leur peur de cet animal, d’autres parlent de leur amour… et de différents parcs animaliers qu’ils ont visité. Mais aucun ne parle d’oeuvre d’art. Il s’agit de loups parqués, c’est tout. Un homme révolté pas la supercherie parle de jeter un mouton en peluche sur la pelouse… Peut-être que ça les distrairait, après tout ? Et je pense aussitôt à tous ces éleveurs déjà tellement en colère contre le loup. J’ai pitié de ces animaux. 19h45, je m’en vais. Les loups n’ont pas encore mangé. Pourquoi ? Et pourquoi les a-t-on séparés ? Et pourquoi n’étaient-ils pas là la veille ? Et pourquoi les a-t-on parqués sur ce bout de pelouse rase, loin de leurs habitudes ? Que va-t-il se passer dans leur tête ? Comment réagiront-ils quand ils reviendront dans l’élevage du Var ? Non, ce n’est pas une oeuvre d’art. Désolée. Il parait que plus ils vont s’habituer et être à l’aise, plus ils vont hurler la nuit… ils devraient nager dans l’eau croupie des douves… j’espère qu’ils sont vaccinés. Et bon courage pour les riverains, quelques angoisses vont se réveiller en les entendant !!
apres ce triste recit ci dessus ; je suis encore plus mal pour eux !! que fais la ddsv, les assos defense d’animaux ,spa,peta,one voice ??les grosse ASSOS ?