Affiche : Nantes se couvre de honte avec sa présentation « artistique » de loups !

A l’heure où de nombreux citoyens se sont engagés dans une voie verte, manifestant leur exigence de la prise en considération de la nature et de l’environnement par les administrations, Nantes persiste dans la présentation des loups dans les douves du château.

Nous avons adressé des mails à la ville, à l’organisateur, au maire et député, à la Diren… Le silence semble être la règle d’or.

En attendant, la mascarade s’est installée, les loups sont l’objet des quolibets du public qui passe par là. On leur jette des restes de nourriture, voire des objets pour le faire bouger.

La soi-disant oeuvre d’art n’est qu’une vilaine exhibition d’animaux dans une fosse comme on n’en verrait même plus dans les parcs zoologiques dignes de ce nom.

Faut-il attendre qu’un incident ou un accident dont un enfant ou un animal pourraient être les victimes se produise pour enfin comprendre cette aberration et mettre fin à cette supercherie ?

Nous avons réalisé, avec le soutien de plusieurs associations, une affiche que vous pouvez télécharger, imprimer et diffuser autour de vous.  Nous avons créé deux versions : une avec un fond vert, et une autre avec un fond blanc, moins consommateur d’encre…

Téléchargement (cliquez sur la version souhaitée) :
Version « verte »
Version « fond blanc »

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Affiche_fond_vert

2 réponses à to “Affiche : Nantes se couvre de honte avec sa présentation « artistique » de loups !”

  • Maxine:

    Je soutien entièrement votre action, étant-pro loup depuis mon enfance. Je tiens juste à préciser que, habitant à Nantes, les douves en question offrent un environnement assez complet aux loups, que le public respecte les animaux et est surveillé 24h/24. Aussi, ces loups là viennent du Var, d’une compagnie de spectacle appelée « Les Loups du Castel » et sont donc habitués à la présence de l’Homme dans toutes les situations…
    Le plus sage aurait été de placer des chiens-loups tchèques (les loups du Castel en possèdent aussi) et bien sûr, des visites guidées explicatives (non seulement pour exprimer la pensée de « l’artiste » qui, soit dit en passant « adore le loup noir car c’est son préféré » (sauf qu’il l’est pas naturellement noir, c’est une teinture permanente qui a été effectué il y a deux ans pour les besoins d’un tournage…),mais surtout pour sensibiliser le public à la cause loup (qui, corrigez moi si je me trompe, a été déclassé en France…)

  • dufour:

    Je vais vous faire part des réflexions que m’inspire cette « œuvre artistique ».

    Tout d’abord, me vient à l’esprit que, à l’instar de la déclaration universelle des droits de l’homme, une déclaration des droits des animaux existe également.
    Voici un lien vers ce document, très instructif, qui, même si dans la pratique, l’esprit n’est pas vraiment pris en compte, n’en demeure pas moins une première base sur laquelle s’appuyer pour étayer une défense, un tract, des panneaux explicatifs quand à la nocivité de cette « exposition coloniale » à la sauce animale.
    http://home.tele2.fr/tanieredesloups/pages/droitanimal.htm

    « Exposition coloniale » est donc le second concept qui me frappe de plein fouet : les relents esclavagistes de ces tristement célèbres expositions de début de siècle, les zoos humains qui y afférent, me font penser à cette déplorable exhibition.
    En effet si l’on considère que les droits des humains ainsi que ceux des animaux sont inaliénables, que leur liberté est également menacée par un monde marchand, sans règle ni déontologie digne de ce nom, alors on peut concevoir une égalité de traitement, ou, à tout le moins, une grande similitude dans leurs déboires et par là, une même forme d’exploitation qui ne tient nullement compte du bien être de ceux qui sont visés.

    En clair : ce que nous faisons aux animaux, dans les univers concentrationnaires des élevages, dans les cirques, les expositions/exhibitions de loups sous les douves du château, n’est que le reflet d’une société qui applique ses méthodes d’élevage brutal, ses « vitrines », son voyeurisme médiatique à ses propres citoyens, précisément parce que, habitués à ce que le vivant, l’autre nature, ne réagisse pas(comment pourraient t’ils, ces loups, exprimer leur refus ?), les organisateurs de notre vie, les « décideurs », sans état d’âme, prennent appui sur de telles « œuvres » pour parfaire les leurs et encore mieux nous faire tourner en rond, nous aussi, sur notre maigre territoire alloué.
    Les loups supportent sans broncher : vous pouvez en faire autant et croire en la liberté, du moment que vous restez entre les grilles….

    Point d’art là dessous en fait, mais des centaines de milliers d’euros de gains : il est vrai que dit ainsi, cela fait abrupt et fâchera sans doute les hypocrites qui se drapent dans la fibre artistique; mais c’est une réalité qui provient du porte monnaie de chacun.

    Autre aspect, moins socialement humain, mais terriblement animal : l’éthologie, les comportements reconnus du loup et son mode de vie en meute.
    D’emblée, point n’est besoin d’être un grand spécialiste pour comprendre certaines choses que nous aussi, instinctivement, comme n’importe quelle autre espèce animale, nous ressentons viscéralement.
    Tout d’abord, la position dominante du public, en hauteur, par rapport à celle, basse, de la meute, qui doit déjà générer un stress conséquent et une inquiétude légitime de faiblesse au sein de ce groupe de loups, d’autant que les endroits ou véritablement se soustraire à la vue des badauds ne sont pas légions : il est vrai que ce serait contre productif d’avoir des loups invisibles, n’est ce pas ?…

    Ensuite, j’ai remarqué, sur les panneaux destinés au public, qu’il est fait mention d’une demande d’attitude citoyenne, notamment pour préserver la tranquillité des animaux.
    Outre le fait que l’attitude citoyenne aurait du commencer par la non exploitation de ces loups, il y a autre chose qui me choque.
    En effet, si j’en crois le livret des festivités, des concerts divers, et surtout bruyants (je ne porte pas de jugement sur les œuvres, ni sur les interprètes, j’établis simplement un parralléle), vont avoir lieu, alors que les loups seront présents à proximité.
    De la foule, de la chaleur, du bruit (pour y avoir assisté l’an dernier, je sais que cela « décoiffe »), et pas beaucoup d’endroits ou se cacher, fuir ce bruit qui nous résonne dans les oreilles, qui nous comprime le crâne ( je prends le point de vue du loup ;) ) et cette foule d’humains, ces destructeurs acharnés de notre race depuis toujours qui se presse, nous montre du doigt, nous empêche de penser « loup », nous déstabilise par son omniprésence et que tout en nous, notre instinct, pousse à fuir…
    Alors, tourner inlassablement, jeter des regards craintifs vers le haut, là ou est la menace…
    Fuir, de grille en grille, et se heurter à cette cage limitée qui a la faible apparence de la nature.
    Ou sont mes grands espaces, mon salut et ceux de mon clan ?
    Les animaux soumis à de trop fortes pressions environnementales, comme dans les zoos étriqués, finissent par déprimer et avoir des comportements, attitudes qui ne sont pas sans rappeler celles que l’on peut observer chez les hommes atteints de désarroi psychologique : ils se balancent, ont l’air hallucinés, s’auto mutilent, etc.

    La violence faite aux loups, car il s’agit d’une violence, pendant trois longs mois, provient donc d’un pseudo artiste, ou qui se prétends tel, à l’aide d’un jargon savamment entretenu par une cour de soupirants, qui émargent au budget de la culture…

    En amont, et à mon avis, c’est le maillon faible de cette chaîne mercantile, il y a la personne qui fourni les loups.
    Qui est il, d’où est il, que fait il, combien touche t’il pour ce lamentable spectacle ?
    Qui, en France est capable de disposer de six loups et de les vendre pour trois mois comme une marchandise ?
    En effet de nombreuses interrogations demeurent : qui soigne ces animaux, qui les soignera quand quelques abrutis ivres, un samedi soir, par exemple, leur auront balancés quelques canettes vides sur la gueule, qui s’occupera de veiller à leur bien être, qui assurera leur protection, JOUR et NUIT ?
    Qui Paiera, quand malheureusement, un autre de ces crétins malintentionnés aura eu l’idée géniale de farcir des boulettes de viande avec de la mort aux rat ou des tessons de verre : je ne verse pas gratuitement dans le catastrophisme, mais garde présent à l’esprit que les comportements citoyens sont bien précaires, volatiles et parfois même, quand je vois l’attitude des uns et des autres dans la ville, leur égoïsme forcené, et pour beaucoup leur immaturité consternante; je pense être en droit de m’inquiéter.

    Tout cela nous ramène à celui qui est invisible, pour le moment, le propriétaire de ces animaux : sait il que si l’un des événements que je décrits dans les paragraphes précédents se produisait, il serait, au regard de la loi, le principal responsable et coupable certainement de négligence et de maltraitance par défaut de soins adéquats ?

    C’est ce personnage qu’il faut trouver, c’est sur lui que doivent peser les pressions : les organisateurs, la mairie, le lieu unique, etc ne changeront rien, au vu des sommes en jeu et de l’afflux touristique et puis ce sont des entités derrière lesquelles peuvent se diluer les responsabilités, se cacher les individus.
    Le propriétaire est sans doute la solution, le levier sur lequel il faut peser et surtout, il doit bien comprendre que si d’aventure, cette ignominie vire au drame, il faudra qu’il assume ses responsabilités…

    Voici donc mes réflexions, que je vous livre dans un certain désordre, reflet de mon désarroi, de ma tristesse.

    En ce qui concerne les actes concrets : un avertissement sous forme de tracts, quand aux responsabilités et à la maltraitance « bruyante » des concerts proches , me semble une piste intéressante.
    Bien évidemment, il vaut mieux éviter de faire état des autres actes que je pressens à l’encontre de ces animaux, pour ne pas donner d’idée aux cons.
    L’idéal serait de pouvoir mobiliser des associations de défense des animaux pour établir une pétition argumentée avec certains des questionnements dont je fais état et de l’envoyer, entre autre au propriétaire des loups.
    Celui là, si vous parvenez à savoir qui il est, peut faire avancer le truc assez rapidement, mais ce ,ne sont que des suppositions.

    En tout cas,j’espère que ma prose pourra servir cette cause.

    Cordialement

    Laurent

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